dimanche 26 mai 2024
Patinage de vitesse
 

Patinage: "Raja Rocket", l'Indien qui voulait patiner aux JO - Le 31/01/2014 à 14:00

© AFP/Nicolas Delaunay
Le patineur de vitesse indien, Vishwaraj Jadeja, 28 ans (d) s'entraîne avec des coéquipiers à Utrecht le 15 janvier 2014

Au coeur des Pays-Bas, à des milliers de kilomètres de la chaleur de son Inde natale, Vishwaraj n'a qu'une chose en tête: devenir en 2018 le premier Indien à participer aux épreuves de patinage de vitesse des jeux Olympiques.

Silhouette frêle et petite taille reconnaissables au milieu des dizaines de Néerlandais venus s'entraîner sur cet anneau de glace long de 400 mètres à Utrecht, l'athlète de 28 ans enchaîne les tours.

"Plus en douceur, il faut glisser!", crie l'entraîneur Wim Nieuwenhuizen au natif d'Ahmedabad, une ville de plus de 5 millions d'habitants à l'ouest de l'Inde dont les températures dépassent allègrement les 40°C en été.

"Il a quatre ans pour arriver au niveau requis pour les Jeux de 2018, à Peongchang", en Corée du Sud, explique Wim à l'AFP tout en scrutant son protégé, ancien champion de roller de vitesse.

"En tant qu'athlète, le but ultime est de participer aux Jeux Olympiques, mais malheureusement, le roller de vitesse n'est pas olympique", soupire Vishwaraj Jadeja. "Le patinage de vitesse m'a semblé suffisamment proche pour que je tente une reconversion", ajoute-t-il, prenant en exemple sur le champion olympique américain Chad Hedrick .

Son entraîneur nuance toutefois la ressemblance entre les deux sports. "Cela semble assez similaire, mais en fait, on apprend des gestes qui ne sont pas forcément bons pour le patin à glace. On est toujours occupés à effacer ce qu'il a appris pour le roller".

L'Inde a déjà été représentée aux JO d'hiver, en ski alpin ou en luge par exemple, mais jamais en patinage de vitesse. Aux JO de Sotchi, du 7 au 23 février, elle ne comptera que trois athlètes, qui de surcroît participeront sous la bannière olympique, le Comité olympique indien ayant été suspendu par le CIO notamment pour ingérences gouvernementales.

L'objectif initial de Vishwaraj était de participer à ces jeux, mais il a vite déchanté. En raison de problèmes de visa maintenant résolus, il n'a pu s'entraîner qu'un an et demi de manière professionnelle. Et "il faut des années pour faire un champion!", souligne Wim.

Disqualifié

De fait, Vishwaraj est encore loin des minimas olympiques: quatre secondes trop lent sur le 500 mètres, et une minute sur le 5.000 mètres. Mais sa progression est constante.

C'est fin 2008 qu'il tente le grand saut et abandonne ses études d'ingénieur en électricité. "Dans ma langue, nous n'avons pas de mot différent pour la glace et la neige, c'est un seul et même mot", sourit-il. Alors il a fallu partir. "Si vous voulez apprendre le cricket, venez en Inde, mais pour le patinage de vitesse, venez aux Pays-Bas!".

Vish se retrouve dans un premier temps au Danemark. "Je me suis dit que ce n'était pas trop loin et que j'arriverais bien à venir aux Pays-Bas d'une manière ou d'une autre". Mais c'est en Suède qu'il met les pieds sur la glace pour la première fois, à l'occasion d'une compétition. "Une véritable catastrophe", se souvient Vishwaraj. "J'ai été disqualifié parce que je ne connaissais pas les règles".

Il parviendra finalement à rejoindre les Pays-Bas après avoir été mis en contact avec Wim Nieuwenhuizen, formateurs de champions du monde et olympique. "Je pense qu'il faut être fou pour avoir un tel objectif, mais je lui ai dit : si tu es fou, alors je peux t'aider, parce que je le suis aussi!", raconte le néerlandais.

Inévitables à ses débuts, les sourires se sont progressivement mués en respect. Entraînements quotidiens, stages de VTT dans les Alpes en été, Vishwaraj se donne les moyens d'atteindre son objectif, même si son entraîneur est son principal sponsor et qu'il réside chez des amis.

Vish n'est pas le seul patineur indien à rêver de JO. S'il détient les records d'Inde sur 1.500, 3.000, 5.000 et 10.000 mètres, c'est Stephen Paul Kilari qui les détient sur 500 et 1.000 mètres.

Ce dernier s'entraîne à Salt Lake City, aux Etats-Unis. "Il y a toujours de la concurrence, nous sommes un milliard d'Indiens", souligne Vish.

Résultats et Champions

La reine du short track avec 6 médailles olympiques (3 titres), 15 médailles mondiales (11 titres) et 25 médailles européennes (17 titres). Championne olympique du 1 000 m en 2018 offrant à cette occasion aux Pays-Bas le premier titre de son histoire en short track. Elle conserve son titre sur 1 000 m en 2022 puis remporte le relais (les Pays-Bas deviennent ainsi la première nation non-asiatique à remporter le relais ; 2eme du 500 m et 3eme du 1 500 m et avec le relais en 2022). Championne d...
Spécialiste du short track. Vice-championne olympique du 1 000 m en 2018 (3eme du 500 m en 2018 et 2022 et du 1 500 m en 2018). Championne du monde du 500  en 2024. Six fois vice-championne du monde : au classement général en 2022 ; du 1500 m en 2019 ; du 500 m, du 1000 m, du 1 500 m et du relais en 2022 (8 autres médailles de bronze entre 2018 et 2024 dont 4 fois avec le relais). Recordwoman du monde du 500 m depuis novembre 2019 en 41s936 devenant la première femme sous la barre des 42 sec...
Spécialiste en short-track. Vice champion oympique avec le relais mixte et médaillé de bronze avec le relais 5000 m en 2022. Champion du monde du 500 m en 2023 (3eme en 2021 ; 2eme du 1500 m et du relais 5000 m en 2023 ; 2eme du 1000 m et du relais mixte en 2024 ; 3eme du 500 et 1000 m et du relais 5000 m en 2021 et du  relais mixte en 2023). Champion d'Europe du 500 et 1000 m en 2023 et 2024 (4 autres médailles d'argent et une de bronze). ...
Né d'un père chinois et d'une mère hongroise, il fait parti, avec son frère aîné Shaolin Sandor, des meilleurs patineurs en short-track. Champion olympique avec le relais en 2018 (la première médaille d'or pour la Hongrie aux Jeux Olympiques d'hiver) et du 500 m en 2022 pour devenir le premier Hongrois de l'histoire à gagner l'or olympique individuel (3eme du 100 m et avec le relais mixte en 2022, 4eme du 1500 m). Champion du monde du général en 2021 et 2022, du 500 m...
Né d'un père chinois et une mère hongroise, il est spécialiste de short track comme son frère cadet Shaoang Liu. Champion olympique du relais en 2018, le premier titre pour la Hongrie aux Jeux Olympiques d'hiver (3eme avec le relais mixte en 2022). Champion du monde du 500 m en 2016, du 1 000 m en 2021, du 3 000 m en 2016 et 2018 (2eme du général en 2018 et 2021, du 500 m en 2015 et avec le relais en 2015 et 2021 ; 3eme au général en 2016, du 3 000 m en 2021 et avec le relais en 2017...
Il s'annonçait comme une grande star après avoir gagné deux titres olympiques en 2010 à  20 ans ! Champion olympique du 1 500 m en short track en 2010 devant les favoris américains (Apolo Anton Ohno et J. R. Celski) et canadiens (Charles Hamelin). Il a établi un nouveau record olympique en demi-finale (2mn10s949). Peu après il réussi le doublé olympique après avoir gagné le 1 000 m en battant de nouveau le record olympique, en finale cette fois. Il termina 2eme avec le relais. Champion d...
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