Tout savoir sur la voile
A0


- 292 954 licenciés dont 33% de femmes
- la deuxième fédération de 'sports de nature'
- 1074 clubs dont 472 Ecoles Françaises de Voile et 203 Ecoles de Sport
- plus de 6 000 épreuves, dont 115 internationales, inscrites au calendrier
Aujourd'hui, les bateaux en lice sont issus de plusieurs classes. Certaines ont une longue et prestigieuse histoire, comme les classes Star et Finn. D'autres témoignent de la modernité et de la haute technologie de la voile, à l'image du dériveur haute performance 49er et des planches à voile RS:X.
La compétition se dispute sous la forme de régates en flotte, dans lesquelles des bateaux de même catégorie concourent les uns contre les autres. La variété d'allures offertes par le parcours - près, largue, vent arrière - constitue un véritable challenge pour les concurrents. Les drapeaux nationaux sur les voiles et les noms de l’équipage sur la grand-voile permettent d’identifier les bateaux sur l’eau. Les Jeux de Londres en 2012 comporteront une nouvelle épreuve : un match racing (face à face) féminin, disputé à bord de bateaux identiques.
Classements
Les concurrents s’affrontent sur dix courses (15 pour le 49er). Les résultats dépendent des places d’arrivées pour chaque course (1 point pour le premier, 2 points pour le second, etc.), chaque bateau supprimant son plus mauvais résultat. Les dix équipages qui ont accumulé les scores les plus bas se qualifient pour la course à la médaille. Lors de cette course, plus courte (30 minutes), les points sont comptés doubles et additionnés aux résultats des séries de qualification, afin de déterminer les 10 meilleurs. Dans l’épreuve de match racing (face à face), le résultat est simple : le premier bateau à franchir la ligne remporte le match. Tous les bateaux s’affrontent en poules, pour accéder au tableau final.


- 1876 : le catamaran Amaryllis de Nart Herreshoff gagne la régate du centenaire à New York
- 1947 : Manu Kaï, premier catamaran offshore de Rudy Choy
- 1966 : le trimaran Toria remporte le Tour de l'Angleterre
- 1968 : le prao Cheers termine troisième de la transat anglaise
- 1972 : Pen Duick IV gagne l'Ostar aux mains d'Alain Colas
- 1976 : Third Turtle, un trimaran de 9,30 mètres mené par Mike Birch est classé 2ème de l'Ostar
- 1978 : Olympus Photo remporte la première Route du Rhum aux mains de Mike Birch
- 1980 : Moxie, un trimaran équipé d'un enrouleur de grand voile et mené par le doyen de l'épreuve Phil Weld (66 ans)
- 1980 : première victoire d'un catamaran, Elf Aquitaine lors de La Baule-Dakar
- 1982 : le prao de Guy Delage, Lestra Sports, termine 3ème de La Rochelle-Nouvelle Orléans
- 1984 : Royale II remporte la première édition de Québec-Saint Malo en 8 jours 20 heures
- 1985 : Apricot, un trimaran de 60 pieds remporte une étape de la Course de l'Europe. C'est le premier multicoque de la nouvelle génération qui inspirera les trimarans actuels
- 1987 : Lada Poch est le premier foiler à remporter une course océanique, La Baule-Dakar
- 1990 : record de la traversée de l'Atlantique par Jet Services V en 6j 13h 03mn
- 1990 : nouvelle jauge définissant une longueur maximale de 60 pieds pour les courses Open en multicoque
- 1994 : premières sorties de l'Hydroptère qui frôle les 40 noeuds
- 1996 : création du circuit Orma des Multicoques
- 2001 : record de la traversée de l'Atlantique par PlayStation, en 4j 17h 28mn 06s
- 2005 : record autour du monde par Orange-2 en 50j 16h 20mn






Les décisions prises lors du congrès annuel de de l'ISAF en 2008 sont : la réduction de 11 à 10 du nombre de catégories, le retrait du catamaran Tornado (il n'y a donc plus de multicoque en 2012), la création d'une épreuve de Match Racing, pour les femmes, et le choix de l'Elliott 6m, plus le retrait olympique du Yngling. La notion de série mixte disparait aussi (le Finn était mixte en 2008).
Les bateaux retenus pour les Jeux de 2012 par le congrès de l'ISAF en novembre 2008 sont :
(le choix des bateaux est fixé à chaque Olympiade)
|
Classe |
Type |
Crew |
Longueur |
Largeur |
Poids |
depuis |
|
Windsurf |
RS:X (planche à voile) |
1 (H/F) |
2m83 |
0m93 |
19 kg |
2008 |
|
Europe |
Dériveur solitaire |
1 (F) |
3m35 |
1m38 |
45 kg |
1992 |
|
Finn |
Dériveur solitaire |
1 (H) |
4m50 |
1m51 |
126 kg |
1920 |
|
Laser |
Dériveur solitaire |
1 (Open) |
4m24 |
1m37 |
59 kg |
1996 |
|
470 |
Dériveur |
2 (H/F) |
4m70 |
1m68 |
120 kg |
1976 |
|
49er |
Dériveur haute performance |
2 (Open) |
4m99 |
1m70 |
70 kg |
2000 |
|
Soling |
Quillard à 3 équipiers |
3 (Open) |
8m20 |
1m90 |
1035 kg |
1972 |
|
Star |
Quillard à 2 équipiers |
2 (Open) |
6m90 |
1m73 |
676 kg |
1932 |
|
Tornado |
Catamaran |
2 (Open) |
6m10 |
3m05 |
140 kg |
1976 |
|
Yngling |
Quillard à 3 équipiers |
3 (Open) |
6m35 |
1m73 |
645 kg |
2004 |
Le Comité Olympique a par ailleurs décidé qu'à partir de 2016 à Rio, la planche à voile disparait du programme olympique au dépens du kite-surf.
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Au milieu des années 1980, deux frères bretons passionnés de voile, Bruno et Dominique Legaignoux, s'interrogent sur la navigation tractée par un cerf-volant. Quelques mois et quelques prototypes plus tard, naissent les ailes à boudins gonflables. En 1987, ils déposent le brevet de la première voile marine, la Wipi Cat, qui deviendra la Wipika. Ce système se présente sous la forme d'une voile simple surface tendue autour d'une armature en boudins gonflables, ce qui lui permet de flotter sur l'eau et de pouvoir en redécoller.
De l'autre côté de l'océan Atlantique, aux USA, Cory Roeseler met au point le Kiteski, sorte de ski nautique tracté par cerf-volant.
En 1992, Laurent Ness (qui sera en 1997 champion de France de char à cerf-volant) se fait tracter par un cerf-volant delta sur une planche de funboard de 2,60 m et rallie la plage de Carnon à La Grande Motte.
Au milieu des années 1990, Manu Bertin, champion de planche à voile, qui vit à Hawaï, adopte la nouvelle discipline, multiplie les essais, transforme ses prototypes… Au fil des ans, il réalise plusieurs "premières" qui contribuent largement à faire connaître le kitesurf : traversée de la Manche, de la Méditerranée, de l'Atlantique, invention de figures diverses et ride sur des vagues aussi célèbres que dangereuses...
Été 1996… Rencontre de Laurent Ness et de Raphaël Salles, ancien champion international de windsurf et fondateur d'une des plus importantes marques de matériel de kitesurf : F-One.
Jusqu'à présent, on se contentait de glisser avec le vent. Laurent et Raphaël essaient de le remonter et mettent au point de nouveaux prototypes sur la base d'ailes Wipika.
Un an plus tard, Laurent Ness ouvre à Carnon la première école de kitesurf d'Europe. Raphaël Salles met au point les premières planches de kitesurf de série.
Freestyle
Le freestyle consiste, en sautant, à effectuer des figures avec l'aile en position haute, c'est-à-dire au dessus de soi (on dit en terme technique que l'aile est à midi 12h ou au zénith, l'aile étant imagée par l'aiguille d'une montre, ce qui indique la position de l'aile au dessus de soi). Il peut également s'appeler le freestyle old-school des débuts du kite (rotations, big air, hang time et grabs) en opposition avec le freestyle Newschool où les figures sont réalisées avec l'aile en position basse.
Vagues
Cette discipline, parfois appelée surfkite s'apparente au surf. Il s'agit, après être remonté au peak en kitesurf, de tracer les plus belles courbes dans les vagues. Plusieurs formats de compétition existent.
Freeride
Le freeride qualifie la pratique courante du kitesurf. Cette pratique est comparable à celle d'un skieur qui pratique le freestyle.
Wakestyle
Le wakestyle (ou aussi appelé le freestyle new-school) consiste, en sautant, à exécuter des figures avec l'aile en position basse souvent décrochée du harnais, qui s'inspire des figures du wakeboard.
Vitesse
La vitesse consiste à parcourir, avec élan, une distance de 500m le plus rapidement possible.

La longue distance est une régate. Plusieurs dizaines de participants s'élancent dans un parcours dépendant des conditions météo: la plupart du temps un triangle olympique, mais parfois un parcours dos au vent en W ou encore un simple aller-retour.



Les voiliers utilisés sont compris entre 6 mètres et 12 mètres. En France il s'agit principalement des bateaux J/80, de First Class 8, de Bénéteau 25 ou de First 7.5 qui font tous entre 7,5 et 8 mètres de long.
Une épreuve de match-racing commence par un round-robin de classement, avec si nécessaire un repêchage, suivi d'un championnat. Dans un round-robin complet, chacun des skippers rencontre une ou plusieurs fois la totalité de ses adversaires. Il marque un point à chaque victoire. Les quatre skippers ayant le plus de points à l'issue du round-robin de classement accèdent au championnat. Le skipper qui a le plus de points choisit son adversaire de demi-finale, et les deux skippers restants s'affrontent. Les matchs se jouent alors en duels de 2 ou 3 matchs gagnants jusqu'à la finale.
Un match se déroule classiquement sur deux tours d'un parcours dit "banane" mouillé dans l'axe du vent : une phase de pré-départ qui dure 4 minutes, avant le top départ, puis une remontée au près, face au vent, en tirant des bords, une descente vent arrière durant laquelle le spi est hissé, une deuxième remontée et une deuxième descente sous spi pour enfin passer la ligne d'arrivée. Un match seul dure généralement entre 15 et 30 minutes.
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Historique

Le nom “yacht” (voilier) vient du néerlandais “jagen” : poursuivre ou pourchasser. Un yacht en Hollande au XVIe siècle était un bateau de guerre rapide et léger.
Historique
L'élément liquide couvre environ les 3/4 de la surface du globe. La navigation a été depuis l'origine des temps l'un des moyens privilégiés de transport des hommes. C'est une évidence de rappeler que la voile a favorisé les grandes découvertes et l'exploration du monde. Les pirogues à balancier, utilisées en Polynésie au XIVe siècle, détenaient tous les records de vitesse. Ils sont les ancêtres de nos multicoques actuels.
Il est plus difficile de définir avec exactitude l'apparition de la compétition dans ce moyen de transport, encore qu'il semble que de tous temps la vitesse ait été recherchée, souvent afin de survivre. Les corsaires qui construisaient des bateaux légers et voilés avaient certainement des âmes de compétiteurs. Il est symptomatique de noter que l'activité des corsaires s'appelait à l'époque la “Course”. Plus près de nous, les grands clippers faisaient des régates fabuleuses pour amener à Londres, le plus rapidement possible, des cargaisons de thé.
La première régate en Angleterre a eu lieu vers 1660 entre les bateaux du Duc de York et Charles II entre Greenwich et Gravesend. En 1749, le Prince de Galles (Charles III) a créé un trophée pour des voiliers (une douzaine y participèrent) dans l'estuaire de la Tamise. En 1851, le premier club de voile américain le New York Yacht Club (N.Y.Y.C.) envoya le schooner America en Angleterre participer à une course autour de l'île de Wight pour une coupe (la Coupe des Cent-Guinées) offerte par la Royal Yacht Squadron. Il battit très largement les 15 yachts anglais, remportant le trophée historique qui porte son nom. Ce trophée fut rebaptisé ‘Coupe de l’America’, d’après le nom de sa goélette (et non pas en l’honneur des Etats-Unis). Le trophée est resté en leur possession, au sein du New York Yacht Club, jusqu’en 1983, l’année où ‘Australia 2’ (skipper John Bertrand), un voilier australien remporta la course en battant le bateau américain ‘Liberty’ (skipper Dennis Conner).
Après la rénovation des Jeux Olympiques, la voile fût très rapidement inscrite au programme olympique (1900). Et on entre dans l'histoire moderne de la régate, avec l'apparition des régates monotypes, c'est-à-dire des voiliers courant les uns contre les autres en temps réel.
Après la guerre, l'apparition des matériaux nouveaux comme le contreplaqué ou la fibre pour les coques, l'aluminium pour les mâts, va favoriser l'éclosion des monotypes en flottes très nombreuses dans le monde entier et l'organisation de championnats continentaux et mondiaux avec parfois plus de 100 voiliers sur une ligne de départ.
La Fédération Internationale de Voile
La Fédération Française
- 292 954 licenciés dont 33% de femmes
- la deuxième fédération de 'sports de nature'
- 1074 clubs dont 472 Ecoles Françaises de Voile et 203 Ecoles de Sport
- plus de 6 000 épreuves, dont 115 internationales, inscrites au calendrier
La Voile et l'Olympisme
Aujourd'hui, les bateaux en lice sont issus de plusieurs classes. Certaines ont une longue et prestigieuse histoire, comme les classes Star et Finn. D'autres témoignent de la modernité et de la haute technologie de la voile, à l'image du dériveur haute performance 49er et des planches à voile RS:X.
La compétition se dispute sous la forme de régates en flotte, dans lesquelles des bateaux de même catégorie concourent les uns contre les autres. La variété d'allures offertes par le parcours - près, largue, vent arrière - constitue un véritable challenge pour les concurrents. Les drapeaux nationaux sur les voiles et les noms de l’équipage sur la grand-voile permettent d’identifier les bateaux sur l’eau. Les Jeux de Londres en 2012 comporteront une nouvelle épreuve : un match racing (face à face) féminin, disputé à bord de bateaux identiques.
Classements
Les concurrents s’affrontent sur dix courses (15 pour le 49er). Les résultats dépendent des places d’arrivées pour chaque course (1 point pour le premier, 2 points pour le second, etc.), chaque bateau supprimant son plus mauvais résultat. Les dix équipages qui ont accumulé les scores les plus bas se qualifient pour la course à la médaille. Lors de cette course, plus courte (30 minutes), les points sont comptés doubles et additionnés aux résultats des séries de qualification, afin de déterminer les 10 meilleurs. Dans l’épreuve de match racing (face à face), le résultat est simple : le premier bateau à franchir la ligne remporte le match. Tous les bateaux s’affrontent en poules, pour accéder au tableau final.
Jusqu’aux Jeux Olympiques de Sydney de 2000, la voile avait pour nom " yachting " en anglais, puis il fut rebaptisé " sailing " à l'occasion de ces Jeux. Ce fût la première fois dans l’histoire olympique qu'un sport olympique changeait de nom.
Les plus anciens clubs de voile en France
Quelques dates
- 1876 : le catamaran Amaryllis de Nart Herreshoff gagne la régate du centenaire à New York
- 1947 : Manu Kaï, premier catamaran offshore de Rudy Choy
- 1966 : le trimaran Toria remporte le Tour de l'Angleterre
- 1968 : le prao Cheers termine troisième de la transat anglaise
- 1972 : Pen Duick IV gagne l'Ostar aux mains d'Alain Colas
- 1976 : Third Turtle, un trimaran de 9,30 mètres mené par Mike Birch est classé 2ème de l'Ostar
- 1978 : Olympus Photo remporte la première Route du Rhum aux mains de Mike Birch
- 1980 : Moxie, un trimaran équipé d'un enrouleur de grand voile et mené par le doyen de l'épreuve Phil Weld (66 ans)
- 1980 : première victoire d'un catamaran, Elf Aquitaine lors de La Baule-Dakar
- 1982 : le prao de Guy Delage, Lestra Sports, termine 3ème de La Rochelle-Nouvelle Orléans
- 1984 : Royale II remporte la première édition de Québec-Saint Malo en 8 jours 20 heures
- 1985 : Apricot, un trimaran de 60 pieds remporte une étape de la Course de l'Europe. C'est le premier multicoque de la nouvelle génération qui inspirera les trimarans actuels
- 1987 : Lada Poch est le premier foiler à remporter une course océanique, La Baule-Dakar
- 1990 : record de la traversée de l'Atlantique par Jet Services V en 6j 13h 03mn
- 1990 : nouvelle jauge définissant une longueur maximale de 60 pieds pour les courses Open en multicoque
- 1994 : premières sorties de l'Hydroptère qui frôle les 40 noeuds
- 1996 : création du circuit Orma des Multicoques
- 2001 : record de la traversée de l'Atlantique par PlayStation, en 4j 17h 28mn 06s
- 2005 : record autour du monde par Orange-2 en 50j 16h 20mn
La voile a trois disciplines de base
Compétition
Formule Match-Racing
Le parcours typique est : Départ - 1 - 2 - 1 - 2 - Arrivée , ce qui correspond à deux tours.
b) Parcours en triangle dit Classique Olympique :
Le parcours typique est : Départ-1-2-3-1-3-Arrivée .
c) Parcours en trapèze
Dans cette catégorie il existe deux types :
Ordre suivant : Départ -1-2-3-2-3-Arrivée
Mille : le mille marin ou mille nautique est de 1 852 mètres. Il ne faut pas le confondre avec le “mile”, unité de mesure anglaise qui vaut 1 609 mètres.
Nœud : unité de vitesse équivalent à un mille à l’heure. Un navire qui marche à 15 nœuds parcourt 15 milles en une heure (et pas 15 nœuds à l’heure).
Petite histoire : Le 9 février 2005, l'Hydroptère , voilier à foils conçu par Éric Tabarly, a traversé la Manche, reliant Douvres à Calais en 34 minutes, à une vitesse moyenne de 33 nœuds (62 km/h). La traversée a duré quatre minutes de moins que le record établi le 25 juillet 1909 par Louis Blériot avec son avion !

Les dériveurs et quillards de compétition
Voiliers classes olympiques utilisés aux Jeux Olympiques
Europe
Laser
Laser Radial
Classe de dériveur en solitaire doté d'un gréement et de voiles légèrement plus petits que le Laser. Il a fait son début olympique en 2008 dans la compétition féminine.
470
Finn
Tornado
Star
49er
Yngling
Elliott 6m
Quillard pour trois personnes utilisé aux Jeux Olympiques de 2012 par les femmes. Parmi les autres bateaux de classes internationales, mais non-olympiques au nombre d'une trentaine, les plus répandus sont le 420, le Fireball, le Vaurien, l'Europe, le 505, le Dragon, etc.
Les décisions prises lors du congrès annuel de de l'ISAF en 2008 sont : la réduction de 11 à 10 du nombre de catégories, le retrait du catamaran Tornado (il n'y a donc plus de multicoque en 2012), la création d'une épreuve de Match Racing, pour les femmes, et le choix de l'Elliott 6m, plus le retrait olympique du Yngling. La notion de série mixte disparait aussi (le Finn était mixte en 2008).
Les bateaux retenus pour les Jeux de 2012 par le congrès de l'ISAF en novembre 2008 sont :
(le choix des bateaux est fixé à chaque Olympiade)
|
Classe |
Type |
Crew |
Longueur |
Largeur |
Poids |
depuis |
|
Windsurf |
RS:X (planche à voile) |
1 (H/F) |
2m83 |
0m93 |
19 kg |
2008 |
|
Europe |
Dériveur solitaire |
1 (F) |
3m35 |
1m38 |
45 kg |
1992 |
|
Finn |
Dériveur solitaire |
1 (H) |
4m50 |
1m51 |
126 kg |
1920 |
|
Laser |
Dériveur solitaire |
1 (Open) |
4m24 |
1m37 |
59 kg |
1996 |
|
470 |
Dériveur |
2 (H/F) |
4m70 |
1m68 |
120 kg |
1976 |
|
49er |
Dériveur haute performance |
2 (Open) |
4m99 |
1m70 |
70 kg |
2000 |
|
Soling |
Quillard à 3 équipiers |
3 (Open) |
8m20 |
1m90 |
1035 kg |
1972 |
|
Star |
Quillard à 2 équipiers |
2 (Open) |
6m90 |
1m73 |
676 kg |
1932 |
|
Tornado |
Catamaran |
2 (Open) |
6m10 |
3m05 |
140 kg |
1976 |
|
Yngling |
Quillard à 3 équipiers |
3 (Open) |
6m35 |
1m73 |
645 kg |
2004 |
Le Comité Olympique a par ailleurs décidé qu'à partir de 2016 à Rio, la planche à voile disparait du programme olympique au dépens du kite-surf.
Principales régates
La planche à voile
Origines
La planche à voile a deux parties
RS :X
Le Speed Sail
Le Funboard

Le Kitesurf
Au milieu des années 1980, deux frères bretons passionnés de voile, Bruno et Dominique Legaignoux, s'interrogent sur la navigation tractée par un cerf-volant. Quelques mois et quelques prototypes plus tard, naissent les ailes à boudins gonflables. En 1987, ils déposent le brevet de la première voile marine, la Wipi Cat, qui deviendra la Wipika. Ce système se présente sous la forme d'une voile simple surface tendue autour d'une armature en boudins gonflables, ce qui lui permet de flotter sur l'eau et de pouvoir en redécoller.
De l'autre côté de l'océan Atlantique, aux USA, Cory Roeseler met au point le Kiteski, sorte de ski nautique tracté par cerf-volant.
En 1992, Laurent Ness (qui sera en 1997 champion de France de char à cerf-volant) se fait tracter par un cerf-volant delta sur une planche de funboard de 2,60 m et rallie la plage de Carnon à La Grande Motte.
Au milieu des années 1990, Manu Bertin, champion de planche à voile, qui vit à Hawaï, adopte la nouvelle discipline, multiplie les essais, transforme ses prototypes… Au fil des ans, il réalise plusieurs "premières" qui contribuent largement à faire connaître le kitesurf : traversée de la Manche, de la Méditerranée, de l'Atlantique, invention de figures diverses et ride sur des vagues aussi célèbres que dangereuses...
Été 1996… Rencontre de Laurent Ness et de Raphaël Salles, ancien champion international de windsurf et fondateur d'une des plus importantes marques de matériel de kitesurf : F-One.
Jusqu'à présent, on se contentait de glisser avec le vent. Laurent et Raphaël essaient de le remonter et mettent au point de nouveaux prototypes sur la base d'ailes Wipika.
Un an plus tard, Laurent Ness ouvre à Carnon la première école de kitesurf d'Europe. Raphaël Salles met au point les premières planches de kitesurf de série. Le kitesurf sera inscrit au programme olympique des Jeux de 2016 remplaçant la planche à voile. Actuellement, le kitesurf est l'un des engins les plus rapides sur l'eau. Le 18 septembre 2008, lors du « Luderitz Speed Challenge » en Namibie, le kitesurf devient l'engin à voile le plus rapide sur l'eau. Le World Sailing Speed Record Council (WSSRC) valide la tentative de l'américain Robert Douglas à 49,84 nœuds (92,30 km/h). Quelques jours plus tard, le 3 octobre 2008 le français Sébastien Cattelan est le premier à franchir le cap des 50 nœuds tant recherché des chasseurs de vitesse sur l'eau à la voile. Sa tentative est validée par le WSSRC à 50,26 nœuds (93,08 km/h). Ce record à la voile est battu le lendemain par le français Alex Caizergues avec une tentative validée par le WSSRC à 50,57 nœuds (93,66 km/h). Ce nouveau sport de vitesse sur l'eau a failli de devenir sport olympique en 2016 au détriment de la planche à voile. La Fédération Internationale de Voile a voté fin 2012 le maintien de la planche à voile.
Disciplines
Freestyle
Le freestyle consiste, en sautant, à effectuer des figures avec l'aile en position haute, c'est-à-dire au dessus de soi (on dit en terme technique que l'aile est à midi 12h ou au zénith, l'aile étant imagée par l'aiguille d'une montre, ce qui indique la position de l'aile au dessus de soi). Il peut également s'appeler le freestyle old-school des débuts du kite (rotations, big air, hang time et grabs) en opposition avec le freestyle Newschool où les figures sont réalisées avec l'aile en position basse.
Vagues
Cette discipline, parfois appelée surfkite s'apparente au surf. Il s'agit, après être remonté au peak en kitesurf, de tracer les plus belles courbes dans les vagues. Plusieurs formats de compétition existent.
Freeride
Le freeride qualifie la pratique courante du kitesurf. Cette pratique est comparable à celle d'un skieur qui pratique le freestyle.
Wakestyle
Le wakestyle (ou aussi appelé le freestyle new-school) consiste, en sautant, à exécuter des figures avec l'aile en position basse souvent décrochée du harnais, qui s'inspire des figures du wakeboard.
Vitesse
La vitesse consiste à parcourir, avec élan, une distance de 500m le plus rapidement possible.

Longue distance
La longue distance est une régate. Plusieurs dizaines de participants s'élancent dans un parcours dépendant des conditions météo: la plupart du temps un triangle olympique, mais parfois un parcours dos au vent en W ou encore un simple aller-retour.
Les courses au large
L'Admiral Cup
Les courses libres
Actuellement, les principales courses libres sont :
- la Transat en solitaire (l’Ostar/North Atlantic Alone) sur le parcours Plymouth-Newport, organisée tous les 4 ans depuis 1960.
- la Route du Rhum en solitaire organisée tous les 4 ans depuis 1978 entre Saint-Malo et la Guadeloupe.
- la Transat en solitaire “Jacques Vabre” organisée tous les 2 ans depuis 1993 entre Le Havre et Carthagène (Colombie).
- la Transat en double “AG2R” organisée tous les 2 ans depuis 1992 entre Lorient et Saint-Barthélemy.
- la Mini Transat en solitaire organisée tous les 2 ans depuis 1977 entre Brest, Madère et Saint-Martin.
- Québec-Saint-Malo, la transat en équipage, organisée tous les 4 ans depuis 1984.
L’une des régates les plus importantes d’Europe (40 voiliers en 1978, 500 en 2010) est le Spi Ouest France à La Trinité, rendez-vous pascal entre champions et amateurs, créée en 1978. Elle rassemble à chaque fois plus de 3 000 participants.
Match-Racing
Inspiré de la Coupe de l'America, le match-racing est une régate ou plutôt un affrontement sur l'eau avec des bateaux identiques (monotypes) où la combativité, l'expérience de l'équipage sont des atouts pour une victoire.Les voiliers utilisés sont compris entre 6 mètres et 12 mètres. En France il s'agit principalement des bateaux J/80, de First Class 8, de Bénéteau 25 ou de First 7.5 qui font tous entre 7,5 et 8 mètres de long. Compétition Le match-racing peut se pratiquer de manière ludique n'importe où, en mer, sur lac ou sur rivière, à la seule condition d'avoir deux bateaux identiques et trois bouées.
Une épreuve de match-racing commence par un round-robin de classement, avec si nécessaire un repêchage, suivi d'un championnat. Dans un round-robin complet, chacun des skippers rencontre une ou plusieurs fois la totalité de ses adversaires. Il marque un point à chaque victoire. Les quatre skippers ayant le plus de points à l'issue du round-robin de classement accèdent au championnat. Le skipper qui a le plus de points choisit son adversaire de demi-finale, et les deux skippers restants s'affrontent. Les matchs se jouent alors en duels de 2 ou 3 matchs gagnants jusqu'à la finale.
Un match se déroule classiquement sur deux tours d'un parcours dit "banane" mouillé dans l'axe du vent : une phase de pré-départ qui dure 4 minutes, avant le top départ, puis une remontée au près, face au vent, en tirant des bords, une descente vent arrière durant laquelle le spi est hissé, une deuxième remontée et une deuxième descente sous spi pour enfin passer la ligne d'arrivée. Un match seul dure généralement entre 15 et 30 minutes.