Tout savoir sur le karaté

Plusieurs écoles, ou styles, différentes ont été créées au 20ème siècle. A l'heure actuelle on compte quatre grandes écoles de karaté : le Shotokan, le Wadô-Ryu, le Shito-Ryu et le Gojo-Ryu.
Shotokan-ryu (l’école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi): style de Karaté fondé en 1938 et issu du Shorin–ryu d’Okinawa introduit par Funakoshi père. Mais c’est son fils Yoshitaka qui fut à l’origine du style tel qu’on le connait désormais.Ce style est considéré comme l'un des plus puissant; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs.
Wado-ryu (la Voie de l’Harmonie): style japonais de Karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo.
Shito-ryu : style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-Te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas, mais les grands maîtres essayent de transmettre à leurs élèves les 120 katas qui existent. Le Shito-ryu est le style possèdant le plus de katas mais, par rapport aux autres styles, ils sont moins longs. Maître Mabuni, créateur du style,rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps.
Goju-ryu (style du « dur et du souple »): style de Karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926. La branche japonaise du Goju-ryu fut initiée par Gogen Yamaguchi.Ce style est celui de la casse par excellence, exercice pratiqué afin de voir de degré de force et de résistance des meilleurs élèves.
Né sur l'île d'Okinawa à Naha en 1868, Sensei Funakoshi était un homme cultivé, poète et respectueux du code moral de ses ancêtres. Ce n'est qu'à l'âge de 13 ans qu'il commence l'apprentissage du karaté avec Sensei Azato (1828-1906), l'un des plus grands experts en karaté de toute l'île. Il appris le karaté de façon traditionnelle où l'apprentissage était strict et rigoureux qui demandait de la patience. L'apprentissage d'un kata pouvait durer des années, tant que l'élève ne l'effectuait pas parfaitement. Gihin Funakoshi transforma cet art traditionnel que l'on appellera par la suite karaté Shotokan. Il créa de nouveaux katas et changea les noms en japonais, qui était jusque là en chinois. Les idéogrammes kara-te (main de Chine) sont transformés en kara-te (main vide).En 1920, il a introduit le karaté sur l'archipel nippon en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon.

Ce n'est qu'à partir de 1957, après la mort de maître Funakoshi, que se dérouleront les premières compétitions de karaté. Rattachée pendant longtemps à la Fédération Française de Judo, la Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires (FFKAMA) a été reconnue le 30 juin 1975.

Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et de clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style. Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon, les katas et le kumite.
Le kihon consiste à répéter dans le vide en l'absence de confrontation des techniques et postures de façon statique ou dynamique. Le kata est un enchaînement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l'acquisition d'automatismes, la transmission de stratégies. Le kata déborde l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'experience de l'esprit juste au sens zen du terme.
Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela signifie « mélanger les mains ». Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la forme la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumité), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumité, sambon kumité...), dit souple (ju kumité), sans contact (kundé kumité) ou libre (jyu kumité).



Sortes de combats
Il y aura deux sortes de compétitions :
Hommes Kumite : -60 kg, -65 kg, -70 kg, -75 kg, -80 kg, +80 kg, Open (toutes catégories) et équipes ; Kata individuel et par équipes
Femmes Kumite : -53 kg, -60 kg, +60 kg, Open (toutes catégories) et Open (TC) ; Kata individuel et par équipes
Les catégories de poids depuis 2009
Hommes Kumite : - 60 kg, - 67 kg, -75 kg, -84 kg, +84 kg, Open (TC);Kata individuel et par équipes
Femmes Kumite : - 50 kg, - 55 kg, - 61 kg, -68 kg, +68 kg, Open (TC);Kata individuel et par équipes






D'autres formes de karaté gérées par la Fédération Française :
Le Taï Jitsu (art martial de self-défense) : signifiant en japonais "technique du corps" est un art martial introduit en France par Jim Alcheik, à partir de techniques enseignées au Yoseikan Ryu. Structurée, puis développée par des experts français, cette discipline est au sein de la Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées depuis 1977.
Méthode moderne, issue des techniques anciennes du Ju Jitsu, elle utilise efficacement toutes les armes naturelles du corps pour appliquer, des percussions avec esquive, des clés et des projections, dans une réponse qui se veut toujours proportionnelle à l’intensité de l’agression.
Le Takeda Budo de la Takeda Ryu Nakamura Ha Japon est une école traditionnelle japonaise qui fait partie de la FFKDA (Fédération Française) depuis 2009.
Elle enseigne :
- une forme d'Aiki Jutsu dont la finalité est le Jukenpo, un style de karaté de pieds, poings et projections,
- l'art du sabre, l'Iaido et Shuriken Jutsu ainsi qu'un Kendo traditionnel sans armure,
- l'art du bâton: le Jodo, ainsi que le Sughi Jutsu, l'art du bâton court.
C'est l'une des plus anciennes écoles de samouraïs dont l'enseignement traditionnel a été préservé. Elle est représentée au Japon par Nakamura Soke, au travers son organisation le NSR (Nippon Sobudo Rengokaï).
Le Nunchaku est à l'origine un simple outil agricole qui fut détourné de sa vocation première par les habitants de l'île d'Okinawa.
Ces derniers envahis, par la Chine puis le Japon, et interdits d'armes développèrent des techniques martiales basées sur leurs outils pour se défendre.
Le Nunchaku est formé de deux morceaux en bois octogonale, évasés et reliés par une corde.
Ce sont les célèbres films de Bruce Lee qui ont commencé à faire découvrir le Nunchaku au monde entier dans les années 1970. Puis dans les années 1980 un Français, Pascal Verhille développa une méthode de Nunchaku de Combat basé sur les différents styles pratiqués à travers le monde en recherchant l'efficacité optimale de l'arme.
Cet art martial se compose en plusieurs disciplines:
- Le Nunchaku de Combat : Deux adversaires casqués s'affrontent avec des nunchakus en mousse,
- Le Nunchaku Technique: Travail avec partenaires, kata, maniements avec Nunchaku bois,
- Le Nunchaku artistique: Démonstration technique qui n'est pas codifié avec un ou deux Nunchakus (esprit d'ouverture et richesse de style personnel).L
Le Nihon Taï Jitsu est l'art de combat d’inspiration japonaise mais avec une conception occidentale. Le Nihon Tai Jitsu signifie en japonais « Techniques de corps »
est en fait une méthode moderne de défense personnelle.
Il ne s’agit pas de l’addition de judo, aïkido et karaté mais d’une discipline basée
sur les attaques telles qu’elles pourraient se produire dans la vie courante.
Historique
Le karaté c'est étymologiquement l’art du "combat à mains nues". Nous pouvons traduire le terme «KARA» par « le vide » et « TE » correspond à la « main ».
« Le karate-dō (空手) est une philosophie, une attitude devant et un regard sur la vie et le monde… " selon Shomen Gichin Funakoshi (1868-1957) père du karaté moderne, importateur du karate-dō au Japon et créateur du style Shōtōkan.
En japonais le kanji « kara » signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la main . On traduit littéralement par « La main vide ».
Historique Issu des anciennes méthodes de combat chinois, reprises et améliorées par les Japonais, le karaté est l’héritier de toutes les traditions philosophiques orientales au service de l’homme. Le karaté a commencé à se développer au Japon après la Deuxième Guerre Mondiale, arrivant en ligne droite de l’Ile Okinawa, où il existait sous une forme différente depuis quelques siècles. A Okinawa, cette forme de défense s’appelait ” té ” ; l’on pouvait dire aussi ‘tode’, de l’idéogramme to (Chine) et té (main); avec une fausse liaison, tote se prononce tode. Mais son origine remonte à l’ancienne Chine sous la dynastie des Min. Avant l’ère Taïsho et pendant la dynastie des Min, les habitants d’Okinawa avaient régulièrement l’habitude d’aller porter des tributs aux Chinois. Durant ce petit séjour, en attendant que le bateau reparte, les marins étudiaient pour eux et pour le plaisir les techniques de combat que les Chinois voulaient bien leur montrer ; puis, un jour, un des ces Chinois, appelé Wanshu, organise une expédition et vient jusqu’à Okinawa où il enseigne une partie de sa connaissance. Le nom de ce Chinois restera célèbre puisqu’il est attribué en karaté au nom d’un kata (série de mouvements classifiés), connu des pratiquants d’aujourd’hui.
Les trois premiers précurseurs qui commencèrent à diffuser cette science de combat au Japon furent les Maîtres Mabuni Kenwa (1889-1952), Miyagi Chojun (1888-1953) et Funakoshi Gichin (1868-1957). Mabuni Kenwa ira à Osaka puis, faisant une synthèse de Shurite et de Nahate, il créera la méthode Shito Ryu. Miyagi, lui, restera à Okinawa et continuera l’œuvre de son maître Higashi Ona, créateur du Goja Ryu, qui était aussi le maître de Mabuni. De son côté, Funakoshi Gichin fera en 1904 une première grande démonstration à Okinawa. Puis invité par les Japonais en 1915, il se produira dans une autre démonstration organisée à Kyoto au Budo Kuden. Il ira ensuite à Tokyo où il installera un dojo à Shoto Cho. La ville de Shoto deviendra le nom du Dojo qu’il dénommera en tant que maison ou manoir du mot Kan, d’où le nom de Shotokan (La maison de la ville de Shoto qui veut dire ‘longue vie’ et Kan qui veut dire ‘pin’ représente ainsi les deux symboles de son école : longévité et l’espace). Plus près de nous et vivant à l’heure actuelle à Tokyo, un des meilleurs disciples de Funakoshi Gichin, le Maître Ohtsu ka Hironori (1892-1982), a créé la méthode Wado, de wa (paix) et do (voie), la paix dans la voie. Ce maître est un des derniers descendants du vrai karaté do.
L'un des deux premiers experts à enseigner le Karaté à l'extérieur du Japon fut Maître Tsutomu Ohshima, l'élève direct du fondateur du Karaté moderne, Funakoshi Gishin. Il partit aux Etats-Unis où il fonda en 1956 l'association "Shotokan of America" en 1956. C’est lui qui, en 1962 lors d’un séjour d’un an en France, donna au Karaté français les fondements techniques nécessaires à son essor.
Plusieurs écoles, ou styles, différentes ont été créées au 20ème siècle. A l'heure actuelle on compte quatre grandes écoles de karaté : le Shotokan, le Wadô-Ryu, le Shito-Ryu et le Gojo-Ryu.
Shotokan-ryu (l’école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi): style de Karaté fondé en 1938 et issu du Shorin–ryu d’Okinawa introduit par Funakoshi père. Mais c’est son fils Yoshitaka qui fut à l’origine du style tel qu’on le connait désormais.Ce style est considéré comme l'un des plus puissant; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs.
Wado-ryu (la Voie de l’Harmonie): style japonais de Karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo.
Shito-ryu : style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-Te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas, mais les grands maîtres essayent de transmettre à leurs élèves les 120 katas qui existent. Le Shito-ryu est le style possèdant le plus de katas mais, par rapport aux autres styles, ils sont moins longs. Maître Mabuni, créateur du style,rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps.
Goju-ryu (style du « dur et du souple »): style de Karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926. La branche japonaise du Goju-ryu fut initiée par Gogen Yamaguchi.Ce style est celui de la casse par excellence, exercice pratiqué afin de voir de degré de force et de résistance des meilleurs élèves.
Né sur l'île d'Okinawa à Naha en 1868, Sensei Funakoshi était un homme cultivé, poète et respectueux du code moral de ses ancêtres. Ce n'est qu'à l'âge de 13 ans qu'il commence l'apprentissage du karaté avec Sensei Azato (1828-1906), l'un des plus grands experts en karaté de toute l'île. Il appris le karaté de façon traditionnelle où l'apprentissage était strict et rigoureux qui demandait de la patience. L'apprentissage d'un kata pouvait durer des années, tant que l'élève ne l'effectuait pas parfaitement. Gihin Funakoshi transforma cet art traditionnel que l'on appellera par la suite karaté Shotokan. Il créa de nouveaux katas et changea les noms en japonais, qui était jusque là en chinois. Les idéogrammes kara-te (main de Chine) sont transformés en kara-te (main vide).En 1920, il a introduit le karaté sur l'archipel nippon en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon.
Le
karaté fit son entrée en France
Ce n'est qu'à partir de 1957, après la mort de maître Funakoshi, que se dérouleront les premières compétitions de karaté. Rattachée pendant longtemps à la Fédération Française de Judo, la Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires (FFKAMA) a été reconnue le 30 juin 1975.
La Fédération Internationale
Aujourd’hui, la Fédération Française compte :
Il y a deux catégories en karaté : le kumite (combat) et le kata.
Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant l'ensemble des armes naturelles du corps (doigts, mains ouvertes et fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer. Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et de clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style. Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon, les katas et le kumite.
Le kihon consiste à répéter dans le vide en l'absence de confrontation des techniques et postures de façon statique ou dynamique. Le kata est un enchaînement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l'acquisition d'automatismes, la transmission de stratégies. Le kata déborde l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'experience de l'esprit juste au sens zen du terme.
Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela signifie « mélanger les mains ». Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la forme la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumité), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumité, sambon kumité...), dit souple (ju kumité), sans contact (kundé kumité) ou libre (jyu kumité).
Principe
(prolongation en cas d’égalité). Le vainqueur est celui qui obtient le plus de points au terme du temps réglementaire ou qui durant le combat accumule 8 points d'écart avec son adversaire. En cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire, une "décision aux drapeaux" est prise par les arbitres.
Kata
“Kata” signifie ‘forme’ ou ‘moule’. C’est une forme gestuelle qui renferme tout le patrimoine du karaté par des enchaînements codifiés de techniques effectuées dans le vide et destinées à vaincre plusieurs adversaires imaginaires dans un combat où la moindre faute technique (attaque ou défense mal réalisée, instabilité, déséquilibre, etc..) signifie défaite. C’est donc un combat imaginaire et simulé qui se compose d’enchaînements techniques basés sur la contre-attaque et la défense face à des adversaires imaginaires. Contrairement au karaté, le kata n'a pas de catégorie de poids. Lors d'une compétition, les karatékas répartis en poule, s'opposent en élimination directe.
Il existe deux types de compétitions en kata : individuel et par équipe (3 athlètes représentent une même équipe et effectuent le kata simultanément).
Le vainqueur est celui qui obtient le plus de drapeaux (au total 5). Le système de notation repose sur 5 juges qui évaluent équilibre, puissance, précision des gestes et souplesse. Par équipes, il faut ajouter la synchronisation. Lors des compétitions en phase finale, les équipes doivent effectuer le 'bunkai' (mettre en application les mouvements du kata) qui compte pour la moitié de la note.
- Un enchaînement dure entre 1mn30s et 2mn30s et comprend entre 40 et 60 techniques.
Il y a actuellement trois écoles de kata :
- le Shotokan, très répandu dans le monde avec son style plutôt athlétique et moderne (coups de pieds, position plutôt basse) comptant 26 katas. Le Heian Godan est leur kata qui consiste en un enchaînement de 23 mouvements en quelques 50 secondes.
- le Shito-Ryu avec son style plus classique, prisé des Italiens et des Espagnols.
- le Goju-ryu, favorisant les enchaînements de corps à corps, très populaire auprès des Japonais.
Les installations
Surface de combat
La salle d’entraînement s’appelle un ‘Dojo’. Elle est équipée au sol d’un parquet ou d’un tapis.
Deux lignes parallèles, perpendiculaires à la ligne frontale, longues chacune d’un mètre, seront tracées à une distance de 1,5 m du point central de la surface de combat. Les combattants se tiendront sur cette ligne.
Une ligne de 0,5 m de long sera tracée, parallèlement à la ligne frontale, à deux mètres du point central de ladite ligne frontale. Cette ligne indiquera la position réglementaire de l’arbitre.
L'équipement
Sortes de combats
Il y aura deux sortes de compétitions :
- les combats en individuel, - les combats en équipe. Tous les combats se dérouleront selon le système “sanbon shobu”. En ce qui concerne les combats par équipe, chaque équipe participante sera constituée d’un nombre impair de compétiteurs.Catégories
Hommes Kumite : -60 kg, -65 kg, -70 kg, -75 kg, -80 kg, +80 kg, Open (toutes catégories) et équipes ; Kata individuel et par équipes
Femmes Kumite : -53 kg, -60 kg, +60 kg, Open (toutes catégories) et Open (TC) ; Kata individuel et par équipes
Les catégories de poids depuis 2009
Hommes Kumite : - 60 kg, - 67 kg, -75 kg, -84 kg, +84 kg, Open (TC);Kata individuel et par équipes
Femmes Kumite : - 50 kg, - 55 kg, - 61 kg, -68 kg, +68 kg, Open (TC);Kata individuel et par équipes
Le score
Le décompte des points
Les gants et les ceintures
Ippon
Actes interdits
Le combat
Lorsque le temps du combat sera terminé sans qu’un ippon n’ait été marqué par l’un des combattants, l’arbitre annoncera “Yame” et retournera à sa place. Après avoir accordé aux juges le temps nécessaire pour qu’ils puissent peser leur jugement, il annoncera “Hantei” et appellera les juges par un coup de sifflet pour qu’ils donnent leur jugement et permettent de déterminer la victoire à la majorité. Il proclame alors le vainqueur, en levant la main du côté dudit vainqueur et en annonçant “Shiro (aka) no kachi” ou “Hikiwake”.
Les combats sont autorisés à partir de 16 ans.
Quelques techniques de combat
Les ceintures
Les neuf vertus du karateka
Lexique
D'autres formes de karaté gérées par la Fédération Française :
Le Taï Jitsu (art martial de self-défense) : signifiant en japonais "technique du corps" est un art martial introduit en France par Jim Alcheik, à partir de techniques enseignées au Yoseikan Ryu. Structurée, puis développée par des experts français, cette discipline est au sein de la Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées depuis 1977.
Méthode moderne, issue des techniques anciennes du Ju Jitsu, elle utilise efficacement toutes les armes naturelles du corps pour appliquer, des percussions avec esquive, des clés et des projections, dans une réponse qui se veut toujours proportionnelle à l’intensité de l’agression.
Le Takeda Budo de la Takeda Ryu Nakamura Ha Japon est une école traditionnelle japonaise qui fait partie de la FFKDA (Fédération Française) depuis 2009.
Elle enseigne :
- une forme d'Aiki Jutsu dont la finalité est le Jukenpo, un style de karaté de pieds, poings et projections,
- l'art du sabre, l'Iaido et Shuriken Jutsu ainsi qu'un Kendo traditionnel sans armure,
- l'art du bâton: le Jodo, ainsi que le Sughi Jutsu, l'art du bâton court.
C'est l'une des plus anciennes écoles de samouraïs dont l'enseignement traditionnel a été préservé. Elle est représentée au Japon par Nakamura Soke, au travers son organisation le NSR (Nippon Sobudo Rengokaï).
Le Nunchaku est à l'origine un simple outil agricole qui fut détourné de sa vocation première par les habitants de l'île d'Okinawa.
Ces derniers envahis, par la Chine puis le Japon, et interdits d'armes développèrent des techniques martiales basées sur leurs outils pour se défendre.
Le Nunchaku est formé de deux morceaux en bois octogonale, évasés et reliés par une corde.
Ce sont les célèbres films de Bruce Lee qui ont commencé à faire découvrir le Nunchaku au monde entier dans les années 1970. Puis dans les années 1980 un Français, Pascal Verhille développa une méthode de Nunchaku de Combat basé sur les différents styles pratiqués à travers le monde en recherchant l'efficacité optimale de l'arme.
Cet art martial se compose en plusieurs disciplines:
- Le Nunchaku de Combat : Deux adversaires casqués s'affrontent avec des nunchakus en mousse,
- Le Nunchaku Technique: Travail avec partenaires, kata, maniements avec Nunchaku bois,
- Le Nunchaku artistique: Démonstration technique qui n'est pas codifié avec un ou deux Nunchakus (esprit d'ouverture et richesse de style personnel).L
Le Nihon Taï Jitsu est l'art de combat d’inspiration japonaise mais avec une conception occidentale. Le Nihon Tai Jitsu signifie en japonais « Techniques de corps »
est en fait une méthode moderne de défense personnelle.
Il ne s’agit pas de l’addition de judo, aïkido et karaté mais d’une discipline basée
sur les attaques telles qu’elles pourraient se produire dans la vie courante.