Règlement et historique

     

 

Golf

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Historique 
Le jeu de golf consiste à frapper une balle avec un club pour l’amener du départ au trou du drapeau de chacun des 18 trous d’un parcours, et ce, dans le moins de coups possible.

Le mot ‘golf’ est un dérivé du mot écossais ‘golve’, ‘gowf’ ou ‘gouff’ qui a pour origine un terme médiéval Hollandais ‘kolf’,  désignant un club.

Plusieurs thèses peuvent expliquer les origines du jeu de golf.
Dans l’Antiquité,  des jeux furent pratiqués à l’aide d’un bâton et d’une balle pour atteindre une cible (un poteau, un arbre, etc..) comme la ‘paganica’, jouée à l’époque des Romains avec un bâton recourbé et une balle de plumes.

Le golf est très probablement né aux alentours du 13e siècle aux Pays-Bas car 'kolf' veut dire en hollandais 'club'. Les Hollandais s’adonnaient à un jeu sur la glace (het ‘kolven’) Il consistait à envoyer d’un point à un autre une balle à l’aide d’une canne.
Il se peut aussi que le golf tire son origine d’un jeu que jouaient, il y a plus de cinq siècles, les bergers écossais  en frappant des pierres calibrées avec des bâtons.
Les échanges commerciaux entre ces deux pays permirent le développement des racines du golf.

D’’autres jeux similaires se pratiquaient un peu partout dans le monde comme  la ‘chôl’e (ou soule) au 15e siècle dans le nord de la France, le jeu de ‘mail’ joué au 16e siècle en France, le ‘shinty’ en Amérique du Sud ou le ‘ti-khi’ au Laos.
La particularité du golf par rapport aux autres jeux fut l’invention du trou et ce sont les Ecossais qui finalement imposèrent que la balle termina dans celui-ci.

Le golf se développa principalement en Ecosse sous une forme proche du jeu pratiqué aujourd’hui.
Dès 1413, les jeunes de St. Andrews y prirent goût et utilisèrent des cannes et de véritables balles en bois qu’ils expédiaient sur une longue distance en plusieurs coups.
Parmi les premières références du golf, on peut citer un vitrail du milieu du XIVe siècle ornant la cathédrale de Gloucester, qui représente un personnage prêt à frapper une balle au moyen d’un ‘club’.
En 1457, un décret royal écossais du  Roi James II, interdit la pratique du ‘gouff’ sous prétexte qu’il nuisait à l’entraînement des archers.
Le golf va connaître son véritable essor en 1744, date à laquelle les autorités civiles d’Edimbourg reconnaissent les « Gentlemen Golfers of Leith » (devenus peu après « the Honourable Company of Edinburgh Golfers »). Le 7 mars 1744, ce premier club répertorié rédige les premières règles au nombre de treize (‘Articles and Laws in Playing Golf’).
Le 14 mai 1754, les 22 gentlemen et nobles du « Royal and Ancient Golf Club of St. Andrews » adoptent les 13 articles et les  lois du jeu de golf’ (légèrement changées depuis) dont l’application devait s’étendre d’abord à toute l’Angleterre, puis aux colonies anglaises et au monde entier.
Pendant le 19e siècle, le  golf est considéré comme un jeu élitiste réservé à la bourgeoisie car les balles et les clubs étaient faits sur mesure. Cette fabrication à la main était réservée à des professionnels qui gagnaient leur vie en étant professeur, caddie ou joueur et dont les compétitions faisaient l’objet de paris.

Ce sont les Anglais qui, en 1856, fondèrent le premier golf français (et du monde hormis la Grande-Bretagne), celui de Pau, puis quelques années plus tard, celui de Biarritz.

Le World Amateur Golf Council a été fondé en 1958 à l’initiative de l’US Golf Association et le Royal & Ancient à Washington où des représentants de 35 pays furent reçus à la Maison Blanche par le Président Dwight Eisenhower en personne. La même année, le premier championnat du monde amateur fut organisé en Ecosse sur le ‘Old Course’ de St. Andrews. Six ans plus tard, la première édition du championnat du monde amateur féminin eût lieu sur le parcours de Saint-Germain-en Laye en France.
En 2003, le ‘World Amateur Golf Council’ changea de nom et s’appelle désormais  International Golf Federation (I.G.F.). Elle est basée à Lausanne en Suisse et compte 125 fédérations membres.

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L’European Golf Association a été fondée à Luxembourg en novembre 1937 et compte 38 nations membres. Elle organise les différents championnats d’Europe et compétitions amateurs. En 2010, il y avait 4 438 513 joueurs licenciés en Europe dont 2 894 999 hommes, 1 104 038 femmes et 438 116 juniors pour un total de 6 741 parcours (contre 1 312 032 licenciés et 2 914 parcours en 1985).

Le Golf sera une nouvelle fois sport olympique en 2016.  Déjà présent en 1900 et 1904 chez les hommes et chez les femmes, soixante hommes et soixante femmes joueront 72 trous en stroke play (18 trous par jour) aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro.

Qualification :
Chez les hommes comme chez les femmes, les quinze meilleurs joueurs du monde seront admissibles, quel que soit le nombre de joueurs représentant un même pays. Au-delà des 15 premiers, l'admission se fera sur la base du classement mondial, avec un maximum de deux athlètes par pays ne comptant pas déjà deux joueurs ou plus parmi les 15 premiers, jusqu'à ce que le nombre total de 60 athlètes soit atteint par tournoi.

Formule olympique :
La formule proposée par l'IGF – 72 trous en "stroke play" et en individuel – représente, selon les joueurs les plus en vue, la meilleure façon – et la plus équitable – de sacrer le champion olympique. En cas d'égalité pour les première, deuxième et troisième places, un play-off (barrage) en trois trous décidera des médaillés.
 

Le golf en France
Diplomate, Pierre Deschamps (1856-1925) fut le personnage clé du golf français du début du 20e siècle. Excellent golfeur, il remporta la médaille d'argent du classement ‘net’ lors des J.O. de Paris en 1900.
Il fut à l'origine de la création du Golf de Paris sur les terrains des anciens haras de la Boulie près de Versailles. C'est le golf de Paris qui modela la première traduction des règles, orchestra les premières compétitions importantes et qui posa les bases d'une association des golfs de France. Le 24 novembre 1912, le journal officiel promulguait la création de l'Union des Golfs de France, transformée en 1933 pour devenir l'actuelle Fédération Française de Golf. Pierre Deschamps fut le premier président de l'Union des Golfs de France de 1912 à 1924.
- le Championnat International Amateur Français fut créé en 1904 dont le premier vainqueur fut Henry Beeche.
- le premier Open de France en 1906, la plus ancienne compétition du continent, fut remporté par Arnaud Massy sur le parcours de La Boulie. Trois ans plus tard, il devient le premier golfeur non-britannique à gagner le British Open sur le golf de Hoylake.

2018 : la France accueillera la Ryder Cup, la prestigieuse rencontre bisannuelle Europe - Etats-Unis. Elle aura lieu sur le parcours du Golf National de Saint-Quentin-en-Yvelines.

En France en 2013, on compte : 414 000 licenciés, 20% de plus qu'en 2003. 45,81% de ces licenciés ont plus de 55 ans. Il y a 2 millions de pratiquants en France.

ffgolf
68, rue Anatole France
92 300 Levallois-Perret
Tél : 01 41 49 77 00
Fax : 01 41 49 77 01
Email : ffgolf@ffgolf.org


Le golf est le 7eme sport en nombre de licenciés en France derrière le pétanque, le basketball, l’équitation, le judo, le tennis et le football. C'est par contre le 6eme sport français le plus pratiqué.
Pour mémoire, la Fédération Française de Golf recensait environ 20 000 licenciés en 1970, 38 783 en 1980, 181 147 en 1990, 291 754 en 2000 et 407 530 en 2010.

Actuellement, 585 parcours de golf (d’au moins 9 trous) sont répertoriés en France dont 142 golfs de 9 trous, 324 golfs de 18 trous, 37 golfs de 27 trous, 18 golfs de 36 trous et 3 de 45 trous dont le Golf National à Saint-Quentin.
Il y a 379 golfs ouverts à tous, 133 golfs ouverts au public sous conditions et 12 golfs privés.

Pour mémoire : 95 parcours en 1960 - 109 parcours en 1970 – 128 en 1980 – 200 en 1987 - 378 en 1990 – 511 en 2000.


 
Le golf dans le monde 

70 millions de personnes pratiquent le golf dans le monde,

dont :

- 18 millions de joueurs au Japon
 - 30 millions aux Etats-Unis
 - 5 millions en Europe

et..... 600 000 pratiquants en France dont 407 000 licenciés.
       

 

Quelques dates importantes
1457 : Décret royal écossais de James II interdisant la pratique du “gouf” ou « gowf »sous prétexte qu’il nuit à l’entraînement des archers.
1502 : Le roi James IV autorise à nouveau le jeu de golf. Il se met à jouer au golf de Perth.


 

1513 : Catherine d’Aragon, première femme d’Henri VIII mentionne dans une lettre au cardinal Wolsey qu’elle « s’adonne à son sport favori, le golf ».
1560 : Mary, future reine d’Ecosse, éduquée en France, introduisit  le jeu sur le continent. En 1567, elle fut publiquement réprimandée pour avoir joué au golf à Seton, quelques jours après le meurtre de son époux, Lord Darnley.
1618 : Permission du roi James VI (futur James I d’Angleterre) de jouer le dimanche.
Adoption des premiers règlements de golf par la première association reconnue, les Gentilshommes Golfeurs de Leith (Gentlemen Golfers of Leith), qui devint plus tard, l'Honorable Compagnie des Golfeurs d'Édimbourg (Honorable Company of Edinburgh Golfers).
1754 : La ‘Society of St. Andrews Golfers’ est fondée  par 22 membres, tous des nobles du royaume de Fife. Il devient en 1834, le  «Royal & Ancient Golf Club» sous le haut patronage du roi William IV.
1764 : Un parcours de golf comprend 18 trous (on jouait plusieurs fois le même trou).
1811 : La première compétition féminine se déroula à Musselburgh en Ecosse.
1829 : Naissance du premier club en dehors des îles Britanniques, le « Royal Calcutta », en Inde.
1843 : Allan Robertson, considéré comme le premier professionnel, remporte la somme de 100 livres, une petite fortune à l’époque, lors d’un match défi.
1856 : À Pau, en France, s’ouvre le premier golf du continent européen.
1860 : Le premier Open Britannique a lieu entre huit joueurs sur un parcours de 12 trous de Prestwick en Ecosse, sur trois tours. L’Ecossais Willie Park en sort vainqueur.


1867 : Premier club féminin, le Ladies Putting Club, à St. Andrews.
1886 : On inaugure aux Etats-Unis à Yonkers, dans l’état de New York, le premier golf du continent américain. C’est un émigré écossais John Reid, qui en est le père. Il n’y avait que 3 trous.
1873 : Fondation du Royal Montréal, premier club de golf en Amérique du Nord.
1892 : Le premier club australien, le Royal Melbourne, est inauguré.
1894 : Fondation de l’association de golf américain (USGA) ; l’US Open et l’US Amateur sont lancés l’année suivante, organisés au Newport GC. ‘The Golfer’ ,le premier magazine de golf ,est lancé à New York.
1896 : Premier parcours public aux Etats-Unis situé dans le Bronx à New York (Van Cortlandt course).
1897 : Création du Royal & Ancient Rules of Golf Committee.
1900 : Le golf est sport olympique, à Compiègne. Les Américains Charles Sands chez les hommes et Margaret Abbott chez les femmes remportent l’épreuve.
1906 : Première édition de l’Open de France, l’épreuve la plus ancienne du continent, au golf de la Boulie situé près de Versailles.
1911 : L'Association de Golf des États-Unis (USGA) adopte le premier système de handicap national.
1919 : L’un des plus beaux parcours du monde, le Pebble Beach golf links, s’ouvre dans la péninsule de Monterey en Californie.
1930 : Bobby Jones complète un Grand Chelem en remportant, dans la même année, le tournoi amateur des États-Unis, le US Open, le British Open et le tournoi amateur Britannique.


1934 : Après l’Open Britannique en 1860, l’US Open en 1895 et l’US PGA en 1916, le Masters (”Bobby Jones National Golf Course”) est lancé à Augusta en Georgie, c’est le dernier-né des quatre épreuves du Grand Chelem.
1950 : La Ladies PGA est fondée par un comité de treize golfeuses.
1951 : Ben Hogan remporte le Masters, le US Open et le British Open mais ne se qualifie pas pour le championnat de la US PGA. Première publication du Golf Digest, célèbre mensuel américain.
1952 : Adoption des premiers règlements uniformes mondiaux par l'Association des Golf de États-Unis (USGA) et les représentants du Royal and Ancient Golf Club of St Andrews.
1958 : Fondation du World Golf Council qui organisera deux ans plus tard le premier championnat du monde amateur par équipes hommes remporté par l’Australie sur le ‘Old Course’ de St Andrews
1968 : Lee Trevino est le premier joueur à finir les 4 tours de l’US Open avec des résultats entre 60 et 70 (pour un total de 275, un record !) sur le parcours de Oak Hill.
1978 : Nancy Lopez remporte neuf tournois de la LPGA, dont 5 consécutifs, à l'âge de 21 ans seulement.
1986 : Jack Nicklaus remporte son sixième Masters à 46 ans, c’est son dix-huitième tournoi professionnel majeur.
1987 : Les Européens remportent la première Coupe Ryder sur le sol américain (parcours de Muirfield Village dans le Ohio).
1997 : Tiger Woods remporte le Masters, la première année de son accession au rang de professionnel, à l'âge de 21 ans, avec 18 coups sous le par. Premier noir, plus jeune vainqueur de l'histoire, il finit ses tours avec douze coups d'avance sur son plus proche rival.
2000 : Tiger Woods remporte le British Open (avec 19 coups sous le par), l’US Open (avec 15 coups sous le par) et l’US PGA. En remportant ces tournois, il établit non seulement un nouveau record de parcours mais devient aussi le plus jeune vainqueur de l'histoire à remporter les 4 tournois majeurs professionnels.

 

2016 (Rio de Janeiro) : le golf devient sport olympique.

 


La PGA France, créée en 1926, regroupe les professionnels de golf, joueurs et enseignants afin d’assurer une formation continue des professeurs, l’amélioration du niveau de jeu des joueurs professionnels ainsi que la coordination avec l’ensemble des acteurs du Golf.
Actuellement, la PGA France regroupe quelque 1 200 membres.

 

Les plus anciens parcours de  Grande-Bretagne
Date  Society
1735 Royal Burgess Golf Society
1744 Honourable Company of Edinburgh Golfers
1754 Royal & Ancient Golf Club of St Andrews
1761 Bruntsfield Links Golfing Society
1766 Royal Blackheath Golf Club
1774 Royal Musselburgh Golf Club
1780 Royal Aberdeen Golf Club
1786 Crail Golfing Society
1787 Glasgow Golf Club
1791 Burntisland Golf Club


Les plus anciens parcours de golf d’Europe

1735. Royal Burgess Golfing Society SCO – 1764. Royal St Andrews - 1787. Royal Blackheath ENG - 1875. Pontnewydd GAL - 1879. Tipperary IRL - 1881. Royal Belfast IRL - 1888. Royal Antwerpen BEL - 1898. Copenhagen DAN - 1889. Bad Homburg ALL - 1891. Las Palmas ESP - 1893. Haagsche HOL - 1898. Engadine SUI - 1902. Göteborg SWE - 1903. Circolo des Golf di Roma ITA - 1922. Lisbon Sports Club POR - 1924. Oslo NOR


Le premier parcours en Chine « Mission Hills »  fut inauguré en 1984 à Shenzhen.  Aujourd’hui Mission Hills est le plus grand complexe golfique au monde comptant douze parcours, tous dessinés par des grands champions (Jumbo Ozaki, Nick Faldo, Greg Norman, ose Maroa Olazabal, Annika Sorenstam) qui sont étalés sur 15 km carrés. Chaque jour on y vend 3000 green-fees. Six mille personnes y travaillent dont 2000 caddies. Mission Hills c’est aussi deux hôtels cinq étoiles, 51 courts de tennis et un spa de 3000 m2.

Compétition
Le jeu de golf consiste à frapper une balle avec un club pour l’amener du départ au trou du drapeau de chacun des 18 trous d’un parcours, et ce, dans le moins de coups possible.

Règles et principes
Les règles de golf (34 de nos jours) sont rédigées et révisées depuis le 14 mai 1754 par le Royal & Ancient Golf Club de St. Andrews. Un comité d’élaboration des règles (The R&A Rules of Golf Committee) voit le jour en 1897 ; depuis 1952 et  en accord avec le US Golf Association, il continue cette mission. La dernière mise à jour (la 32e édition) date du 1er janvier 2012. Elle est valable jusqu’au 1er janvier 2015.

A l’origine, en 1744, les golfeurs de l’"Honourable Company of Edinburgh" rédigèrent 13 règles avec 340 mots bien choisis. Aujourd’hui, afin de répondre aux problématiques des 50 000 parcours dispersés dans le monde entier, il y a 34 règles pour plus de 25 000 mots. Et pour les compléter, un livre de Décisions qui couvrent ce qui ne l’est pas dans les règles, ouvrage qui compte quelque 600 pages. 

Le livret de règles de golf est réédité tous les quatre ans par l'USGA et le R&A. Depuis 1952 l’ouvrage était réalisé conjointement mais présentait encore des disparités selon le public auquel il était destiné, Etats-Unis, Mexique, reste du monde. Pour la première fois depuis 60 ans, c’est un ouvrage unifié que les deux instances en charge de codifier le jeu de golf ont produit : même contenu, même maquette, même chapitrage. Editées à 2 millions d’exemplaires par l’USGA, à 2.5 millions par le R&A les Règles de golf sont traduites dans 35 langues

Observateur
Remplace en français l'ancienne définition du "Commissaire".

Règles
Règle 1-2 Exercer une influence sur le mouvement d’une balle ou modifier les conditions physiques.
La Règle est modifiée pour établir plus clairement que si un joueur agit intentionnellement pour influencer le mouvement d’une balle ou pour modifier les conditions physiques affectant le jeu d’un trou d'une manière qui n’est pas autorisée par les Règles, la Règle 1-2 s’applique uniquement lorsque cette action n’est pas déjà couverte par une autre Règle. Par exemple, un joueur améliorant le lie de sa balle est en infraction avec la Règle 13-2 et donc c’est cette Règle qui s’applique, alors qu'un joueur améliorant intentionnellement le lie de la balle d’un co-compétiteur n’est pas une situation couverte par la Règle 13-2, et, par conséquent, c’est la Règle 1-2 qui s’applique.

Règle 6-3a Heure de départ.
La Règle 6-3a est modifiée pour établir que la pénalité pour prendre le départ en retard, mais moins de cinq minutes après son heure de départ, est réduite de la disqualification à la perte du premier trou en match play ou à 2 coups en stroke play. Auparavant cette réduction de pénalité pouvait être introduite dans le règlement de la compétition.

Règle 12-1. Voir la balle ; chercher la balle.
La Règle 12-1 est reformatée pour plus de clarté. En outre elle est modifiée pour (i) permettre à un joueur de rechercher sa balle partout sur le terrain lorsqu’elle risque d’être recouverte de sable et préciser qu’il n’y a pas de pénalité si la balle est déplacée dans ces circonstances, et pour (ii) appliquer une pénalité d'un coup selon la Règle 18-2a si un joueur déplace sa balle dans un obstacle lorsqu’il la cherche quand elle est censée être recouverte par des détritus.

Règle 13-4. Balle dans un obstacle ; actions interdites.
L’exception 2 de la Règle 13-4 est modifiée pour permettre à un joueur d‘aplanir le sable ou le sol dans un obstacle à tout moment, y compris avant de jouer depuis cet obstacle, à condition que ce soit dans l’unique but de prendre soin du terrain et que la Règle 13-2 ne soit pas enfreinte.

Règle 18-2b Balle se déplaçant après avoir été adressée.
Une nouvelle Exception est ajoutée qui exonère le joueur d’une pénalité si sa balle se déplace après avoir été adressée lorsque l’on est sûr ou quasiment certain qu’il n’a pas causé le déplacement de la balle. Par exemple, si c’est une rafale de vent qui déplace la balle après qu'elle a été adressée, il n’y a pas de pénalité et la balle est jouée de sa nouvelle position.

Règle 19-1 Balle en mouvement déviée ou arrêtée ; par un élément extérieur.
La note est développée pour décrire les différentes conséquences quand une balle en mouvement a été délibérément déviée ou arrêtée par un élément extérieur.

Règle 20-7c Jouer d’un mauvais endroit ; en stroke play.
La note 3 est modifiée de sorte que si un joueur doit être pénalisé pour avoir joué d’un mauvais endroit, la pénalité sera limitée à deux coups dans la plupart des cas, même si une autre Règle a été enfreinte avant qu’il n'exécute le coup.

  

 Les règles régissant le statut d’amateur ont également été révisées. Le changement le plus important : les gains pour un trou-en-un. Désormais un trou-en-un peut être récompensé. Avant le 1er janvier 2011 : un amateur qui remportait une voiture devait choisir entre la voiture et son statut amateur. La nouvelle règle exclut de la limite générale des prix ceux (incluant des prix en argent) attribués pour la réalisation d'un trou--en-un en participant à une compétition. Cette exception est spécifique à des prix pour les trous-en-un (et non pour le plus long drive ou l'approche la plus près du trou) et en dehors de compétitions à part.

 

La devise du Royal and Ancient

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Jouez la balle où elle est
Jouez le parcours comme on le sent
Et si on ne peut faire ni l’un ni l’autre, jouez avec votre bon sens,
Mais pour le réussir, vous devez connaître les règles de Golf.
Il y a plus de soixante termes définis qui constituent le fondement sur lequel reposent les règles de jeu.

La toute première règle de golf fut écrite en 1744 ; elle stipulait que :
«  pour putter, il fallait qu’il y est au moins une longueur d’un club «

 

Tenue vestimentaire pour les hommes : le pantalon est obligatoire en compétition officielle. Le port du short est interdit sauf pour les caddies qui sont autorisés de montrer leurs jambes depuis 1999.

 

Les installations

Un parcours complet comprend 18 trous situés les uns à la suite des autres.

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Chaque trou se compose :
– d’un départ : aire de 100 m² environ, parfaitement horizontale et engazonnée.
– d’une piste (fairway) : de 30 à 50 m de large, engazonnée et tondue régulièrement à une hauteur de 15 mm environ.
– d’un “green” : surface à herbe très fine et très rase où se trouve le trou, lui-même signalé par un drapeau planté en son centre. La surface d’un green varie entre 300 et 700 m².
– d’obstacles : qui peuvent être situés tout le long d’un trou, généralement autour du “green” et qui sont, soit des mares, étangs, ruisseaux, soit des obstacles de sable (bunkers).

Les trous de golf
Chaque trou mesure entre 130 et 530 m de long et l’ensemble des 18 trous représente, selon les parcours, entre 5700 et 6500 m. La surface nécessaire à l’implantation d’un parcours de 18 trous est de 40 à 60 hectares.
Le “trou” a un diamètre de 108 mm et une profondeur minimum de 100 mm. En son centre est dressé un indicateur ou drapeau amovible.

La longueur des trous
- Par 3 : jusqu’à 228 m (250 yards) pour les messieurs et jusqu’à 183 m (210 yards) pour les dames.
- Par 4 : de 229 à 434 m inclus ( 250 à 471 yards) pour les messieurs et de 184 à 366 m inclus (211 à 400 yards) pour les dames.
- Par 5 : 435 m et plus (470 yards) pour les messieurs et 367 m et plus (401 yards) pour les dames.

World Golf Hall of Fame (Panthéon de la Gloire du Golf)
Fondé en 1974 à Pinehurst par la PGA dans l’Etat de North Carolina, il se trouve depuis 1998 dans le “World Golf Village” à Jacksonville en Floride et comporte quelques 100 noms de grands joueurs (hommes et femmes) ayant contribué à la renommée du golf. Ils sont élus par un collège international composé de 371 membres. Parmi les golfeurs admis depuis 2000 : Greg Norman et Payne Stewart en 2001 ; Bernhard Langer, Tony Jacklin, Tommy Bolt, Ben Crenshaw et Marlene Hagge en 2002 ; Julie Inkster et Annika Sörenstam en 2003 ; Tom Kite et Isao Aoki en 2004 ; Karrie Webb en 2005 (plus jeune golfeuse à y entrer) ; Curtis Strange et Se Ri Pak en 2007 ; Craig Wood et Denny Shute en 2008 ;  Ernie Els, Jock Hutchison, Doug Ford, Jumbo Ozaki en 2011 ; Phil Mickelson, Sandy Lyle, Peter Alliss et Hollis Stacey en 2012 ; Fred Couples, Colin Montgomerie ont été intronisés en 2013.

Le World Golf Village possède aussi un musée du golf soutenu par de nombreux donateurs parmi lesquels on peut citer : le Royal & Ancient, le Golf d’Augusta, l’US Golf Association et les différents tours professionnels (Tour Européen, Japonais, etc..).


L’équipement
La balle

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Elle a subi de nombreux changements depuis l’ancienne balle en bois utilisée jusqu’au 17e siècle. La plumeuse ou ‘featherie’ lui succeda, puis la gutta percha et enfin la balle en caoutchouc.

La balle en bois faite a la main fut utilisée entre les 15e et 17e siècles.
La ‘featherie’, la balle standard pendant plus de trois siècles, fut inventée en 1618. C’était une balle faite de plumes d’oie tassées dans une enveloppe de cuir.
On doit la découverte de la balle gutta-percha a un révérend du nom d’Adam Patersob de St Andrews qui l’inventa en 1848. Elle était composée d’un liquide laiteux (bouilli, refroidi et durci, puis travaille a la main pour lui donner la forme d’une balle) provenant d’un arbre connu en Malaisie, le ‘sapodilla’, dur et élastique en son état naturel. Ces balles, faciles a fabriquer et a réparer subirent la concurrence industrielle des fabricants de caoutchouc comme Dunlop qui s’intéressèrent a ce marche en tuant les artisans.
La balle composée d’une gaine laquée blanc d’un seul tenant et d’un noyau en caoutchouc entoure de fil élastique, vit le jour  en 1898. Mis au point par Coburn Haskell en association avec Goodrich,  cette balle, l’ancêtre des balles modernes,  fut adoptée par tous. En 1900, un certain John Gammeter déposa un brevet pour la fabrication des balles de golf en série autorisant une production de masse.
En 1906, le Britannique William Taylor demanda qu’on lui accorde la licence du dépôt d’un brevet concernant les alvéoles de l’enveloppe de la surface de la balle.
En 1972, Spalding mit sur le marché la première balle dont l’enveloppe synthétique était constituée de deux parties et ayant pour noyau une boule solide, la Top-Flite.

Au 20e siècle, sa taille et son poids changèrent souvent. La première à standardiser son format fut  l’Association Britannique de Golf en 1930 (diamètre de 1,62 inches) puis très vite l’Association Américaine de Golf la fixa à 1,68 inches.

C’est finalement le standard américain qui fut élu en 1990 comme étant le standard officiel d’une balle de golf :
- son poids ne doit pas dépasser 45,93 g.
- sa surface est alvéolée (env. 342 alvéoles) permettant de stabiliser la balle en vol.
- son diamètre ne doit pas être inférieur à 42,67 mm (1,68 inches).
- la vitesse de la balle ne doit pas dépasser 76,2 m par seconde (250 pieds). Une tolérance de plus ou moins 2 % est autorisée.

Une balle est perdue si on ne l’a pas retrouvée après cinq minutes depuis le début de la recherche.

250 km/h : c’est le départ d’un balle frappée par un bon joueur et cela pendant les 50 premiers mètres !

L’Ecossais Allan Robertson (1815-1859), originaire de St Andrews, est considéré comme l’un des pionniers du golf professionnel.  Imbattable entre 1840 et 1845), il fut le premier à réussir un score au-dessous de 80 sur l’Old Course. Il devint par la suite un fabriquant des balles et des clubs, exportés pendant longtemps aux quatre coins du monde.

En golf, on doit jouer la balle où elle repose.
Si elle est injouable, on peut la dropper (la laisser tomber bras tendu à hauteur d’épaule) à moins de deux longueurs de club de l’endroit où elle repose, sans se rapprocher du trou, moyennant un coup de pénalité.

Le record de vitesse avec une balle de golf est de plus de 328 km/h réalisé par l'Américain Jason Zuback en 2007.

Les clubs

Un golfeur doit avoir quatorze clubs dans son sac lors d'une compétition.

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Aux premières origines du golf, les joueurs sur la côte Est d’Ecosse, fabriquaient leurs clubs dans du bois de pommier, hêtre ou poirier.  L’histoire dit que la première série de clubs fut commandée par le Roi James IV d’Ecosse en 1502 et quand il devint Roi d’Angleterre, il engagea William Mayne comme maître artisan des clubs royaux.
Les clubs sont numérotés de 1 à 11 correspondant à leur ouverture par rapport à la perpendiculaire au sol. Plus le numéro du club est petit, plus l'ouverture est fermée, et par conséquence la distance réalisée est plus grande.
Il y a trois types de clubs de golf reconnus :
1. Le fer
Le fer est un club dont la tête, habituellement en acier, a normalement sa partie arrière relativement plus étroite que sa face. Ils sont numérotés de 1 (face fermée) à 9 (face ouverte). Ils sont utilisés sur n'importe quelle partie du terrain de golf, car ils réalisent chacun une distance différente. Les fers longs sont numérotés de1 à 4; les fers moyens de 5 à 7 ; les fers courts de 8 à 9.
Le wedge est un fer avec une large ouverture permettant une montée de la balle plus haute et une arrivée plus stable.

Parmi les wedges,  le pitching wedge (n°10) est utilisé pour les petits coups jusqu’à 120 mètres maximum et le sand wedge (n°11), inventé par le grand golfeur américain Gene Sarazen, pour la sortie des bunkers.

2. Le bois
(N’en portent plus que le nom car ils sont aujourd’hui en  métal)

Un bois est un club dont la tête, habituellement faite en bois, plastique ou métal léger, a sa face relativement plus large que sa partie arrière. On les utilise pour des coups de longue distance (ainsi que les “longs fers”). Les bois sont numérotés de 1 à 5. Le numéro un, le bois le plus puissant, est le “driver” utilisé principalement pour le départ.

- En 1959, Karsten Solheim inventa le putter (first heel-toe balanced putter) du nom de ‘ping’ nommé ainsi à cause du bruit qu’il faisait au contact de la balle)
- En 1979, Taylor-Made fut le premier fabricant à introduire sur le matché des bois en métal.
- Le ‘Great Big Bertha’, un driver énorme, le club le plus vendu au monde dans l’histoire du golf fut introduit par Callaway au début des années 1990.

3. Le putter
Un putter est un club à face droite, conçu à l’origine pour être utilisé exclusivement sur le green ayant pour but de pousser la balle vers le trou sur le green. Il existe plusieurs sortes de putters : le broom putter (putter balais) apparu en 2000 ou belly putter (putter de ventre). En général, le putter ne doit pas être plus long que le vlub le plus court du sac !

Nombre de clubs possibles
Depuis 1938, les règles n’autorisent pas plus de 14 clubs pour jouer, en laissant toute liberté au joueur de constituer sa série. La numérotation des clubs date également de cette époque.
En principe, un sac de golf comprend 8 fers, 3 bois et un putter. Bien souvent, les joueurs remplacent le bois trois par un fer trois qui leur semble plus pratique.

Les dix plus anciens parcours de golfs de France
1856. Pau – 1887. Dinard - 1888. Biarritz - 1891. Cannes Mandelieu  - 1895. Valescure St Raphaël - 1897. Dieppe - 1899. Deauville - 1900. Aix-les-Bains - 1901. La Boulie et Bordeaux.

Le golf de Cannes Mandelieu fut créé par le Grand-duc Michel Michaïlovitch, frère d’Alexandre III, le Tsar de Russie. Exilé à Cannes, il décida de constituer une société par actions pour la création d’un parcours de prestige.


La durée
Dans l’intérêt de tous, les joueurs doivent jouer sans retarder le jeu. Aucun joueur ne devra jouer avant que les joueurs qui le précèdent ne soient hors d’atteinte.

Caddy
Selon la légende, la Reine d’Ecosse, Mary Stuart (1542-1587), l’une des pionnières du golf, ne portait jamais ses clubs. Lors de son  séjour en France, elle joua au golf, en compagnie d’un corps d’élite de jeunes militaires français, les ‘cadets’. Eelle faisait porter son matériel par l’un d’eux. Une fois de retour en Ecosse en 1561, le nom cadet devint par la suite  caddy.

Un caddie d’un joueur professionnel, porte des sacs d’environ 15 kg !

Les règles principales

Formule des compétitions
Il y a deux types de compétition :
- Concours par coups (ou Medal Play) : C’est une compétition où l’on doit faire le parcours dans le minimum de coups. Le joueur qui accomplit le parcours dans le plus petit nombre de coups est le gagnant.
- Concours par trous (ou Match Play) : La compétition consiste à opposer deux joueurs ou deux camps. Le jeu se joue par trou. Un trou est gagné par le joueur ou le camp qui entre sa balle dans le trou avec le moins de coups; il est partagé si les deux joueurs ou camps ont entré la balle dans le trou dans le même nombre de coups. La partie est gagnée par le joueur ou le camp qui mène par un nombre de trous  supérieurs au nombre de trous restant à jouer.

Ces deux types de compétitions se jouent :
- en simple : chaque “compétiteur” joue seul ;
- contre tous les autres “compétiteurs” s’il s’agit d’un concours par coups ;
- contre un adversaire s’il s’agit d’un concours par trous ;
- en double : chaque “camp” comprend deux “partenaires” qui font équipe pour disputer un concours.

 

Les formes de jeu en double :
- Foursome : le “camp” a une seule balle en jeu qui est frappée alternativement par chaque partenaire. Le départ des trous impairs est joué par un des partenaires tandis que l'autre prend le départ des pairs.- Greensome : au départ de chaque trou, les deux partenaires d’un camp mettent chacun une balle en jeu; au 2e coup, ils choisissent l’une des balles, et la jouent alternativement jusqu’à la fin du trou.
- 4 balles meilleure balle : les deux partenaires d’un camp jouent chacun une balle jusqu’à la fin du trou. Le plus bas des décomptes de coups des partenaires est le décompte du camp pour le trou.

Le «Skin Game» consiste à mettre en jeu sur chaque trou une somme déterminée. Un joueur qui gagne le trou, remporte la somme mise en jeu sur ce trou. En cas d’égalité, cette somme vient s’ajouter à la somme du trou suivant et ainsi de suite. Parmi les passionnés du skin game, on retrouve souvent : Jack Nicklaus, Ray Floyd, Hale Irwin, Arnold Palmer, Lee Trevino et aussi Annika Sörenstam ; tous figurent sur un classement officiel ‘the All-time Skins list’.

Règles sur le parcours
Sauf cas particuliers que nous verrons plus loin, vous devez jouer votre balle où elle se trouve.
Qu’est-ce qu’un détritus ?
Les “détritus” sont des objets naturels morts tels que des feuilles, brindilles, branches mortes, fumiers, rejets de vers ou d’insectes ainsi que les pierres non incrustées dans le sol.

Avant de jouer la balle, vous pouvez enlever tous les détritus qui vous gênent pour l’exécution de votre coup. Si au cours de ce nettoyage, vous déplacez votre balle, vous devrez la replacer à l’endroit initial et encourrez une pénalité d’un coup et ce, aussi bien en Medal Play qu’en Match Play.
Mais vous ne pouvez pas améliorer la position de votre balle ni la zone qui vous est nécessaire pour exécuter votre mouvement en déplaçant, courbant ou cassant tout ce qui pousse dans le sol tel que des grandes herbes, des branches d’arbre, etc.
De même vous n’avez pas le droit d’enlever ou d’aplanir le sable ou le sol meuble qui entoure votre balle. Si vous faites une de ces fautes vous serez pénalisé :
- en partie par coups de 2 coups,
- en partie par trous par la perte du trou.

Que se passe-t-il si vous vous trompez de balle ?
Attention ! Avant de jouer, vérifiez bien qu’il s’agit de votre balle. En effet, si vous jouez une balle autre que la vôtre, vous serez pénalisé !
- en partie par coups de 2 coups et vous devrez rejouer votre balle, tous les coups joués sur la mauvaise balle étant annulés,
- en partie par trous par la perte du trou.

Qu’est-ce qu’une balle impropre au jeu ? Que peut-on faire dans ce cas ?
En vérifiant qu’il s’agit bien de votre balle, il peut vous arriver de constater que celle-ci est devenue impropre au jeu pour une raison quelconque (ouverte par le coup précédent, abîmée par une chute sur une pierre coupante, etc.). Vous avez la possibilité, sans pénalité, de la remplacer par une nouvelle balle. Pour cela, vous procéderez de la façon suivante :
- vous préviendrez de votre intention votre adversaire ou le concurrent qui marque votre carte,
- vous marquerez votre balle et la relèverez pour faire constater à votre adversaire ou marqueur qu’elle est impropre au jeu,
- vous replacerez votre nouvelle balle à l’endroit où se trouvait votre première balle.

Au départ d’un trou vous avez toujours la possibilité de jouer une nouvelle balle.
“L’étiquette” demande que vous fassiez part de ce changement à votre adversaire.
Enfin, si en exécutant un coup votre balle se brise en morceaux; vous devrez rejouer du même endroit une nouvelle balle sans pénalité.

Qu’est-ce qu’une balle dans son pitch ? Que peut-on faire dans ce cas ?
Une  balle doit être jouée là où elle se trouve. Il y a toutefois une exception à cette règle générale : en effet, lorsque la balle en tombant sur le sol fait un trou et reste enfoncée (c’est-à-dire dans son “pitch”), il est possible de la relever sans pénalité et de la “dropper” aussi près que possible de l’endroit où elle se trouvait mais sans se rapprocher du trou.
Attention ! Ceci n’est autorisé que sur le “fairway” (zone tondue ras).

Dropper la balle
C’est la façon qui vous permet de remettre en jeu une balle en application de certaines règles.
Pour dropper une balle, vous opérez de la façon suivante : vous prenez la balle dans votre main, tendez votre bras horizontalement et la laissez tomber sur le sol en vous tenant debout, en un endroit qui sera précisé par les règles que nous verrons ultérieurement (dans le cas précédent “balle dans son pitch”, on doit la laisser tomber aussi près que possible de l’endroit où elle était).
Si en tombant ou après être tombée, la balle vous touche ou touche votre équipement, vous devez “redropper” sans pénalité. De même, si après avoir touché le sol, la balle roule à plus de 2 longueurs de club ou s’arrête plus près du trou que l’endroit où elle était, vous devrez la placer, toujours sans pénalité, à l’endroit où elle a touché le sol en dernier lieu.

 

Balle hors limites ou perdue
Le terrain de golf n’est pas infini. Il est en général bordé par des routes, des propriétés, etc. Les limites du terrain sont indiquées par des grillages, des palissades ou quelquefois simplement par des piquets blancs. Une balle est hors limites lorsqu’elle repose toute entière au-delà de ces clôtures ou lignes de piquets.

Votre balle doit être considérée comme perdue dans les trois cas suivants :
- vous ne l’avez pas retrouvée cinq minutes après avoir commencé sa recherche,
- vous avez remis une deuxième balle en jeu et renoncé à chercher la première,
- vous avez joué une “balle provisoire” et joué un coup sur cette balle d’un point situé plus près du trou que l’endroit probable où votre balle est peut-être perdue.

Balle provisoire
Lorsque vous avez frappé votre balle et que vous pensez que vous l’avez envoyée soit “hors limites”, soit dans une zone de terrain où vous aurez du mal à la trouver (buisson, forêt, grandes herbes,…), pour accélérer le jeu et avant de quitter l’endroit d’où vous avez joué, vous pouvez jouer une “balle provisoire” en employant la procédure suivante :
- vous devez annoncer à votre marqueur ou adversaire votre intention de jouer une balle provisoire,
- vous devez dropper votre balle provisoire aussi près que possible de l’endroit où vous avez joué votre première balle.
Sur le départ, vous pouvez placer votre balle provisoire sur un tee,
- vous pouvez jouer cette balle tant que celle-ci est plus éloignée du trou que l’endroit où votre première balle est supposée être.

Attention ! Vous n’avez pas le droit de jouer une balle provisoire si votre balle est allée dans un obstacle d’eau.
Si votre balle est perdue ou “hors limites”, vous aurez un coup de pénalité et vous devrez retourner à l’endroit où vous avez joué votre balle pour la dernière fois et remettre en jeu une deuxième balle en la droppant (ou la plaçant sur un tee si elle a été jouée du départ).
Votre score prendra en compte tous les coups joués avec la première balle + tous les coups joués avec la balle provisoire + un coup de pénalité.

Balle dans un bunker ou un obstacle d’eau
Qu’est-ce qui est interdit quand votre balle est dans un bunker ?
Vous n’avez pas le droit de :
- poser votre club, à l’adresse, sur le sable,
- toucher ou déplacer des détritus reposant dans le bunker (par exemple des feuilles, etc.),
- améliorer la position de votre balle, par exemple en effaçant des traces de pas dans le bunker, etc.
Si vous faites une de ces fautes, vous aurez 2 coups de pénalité en partie par coups et vous perdrez le trou en partie par trous.

Que pouvez-vous faire quand votre balle est dans un obstacle d’eau ?
1. Si votre balle est jouable (par exemple s’il y a peu ou pas d’eau), vous pouvez la jouer là où elle est comme si elle était dans un bunker, c’est-à-dire sans toucher à l’adresse avec la tête de votre club ni le sol ni l’eau. Sinon vous serez pénalisé de 2 coups en partie par coups et vous perdrez le trou en partie par trous.

Si votre balle est injouable (eau trop profonde) ou perdue à l’évidence dans l’obstacle (c’est-à-dire que vous et vos adversaires l’ont vu tomber dans l’eau), vous pourrez dropper une balle avec un coup de pénalité.
2. Soit en arrière de l’obstacle d’eau en laissant entre vous et le trou le point où la balle avait franchi en dernier la lisière de l’obstacle d’eau. Sur cette ligne ainsi définie vous pouvez la dropper aussi loin en arrière que vous voulez.
3. Soit aussi près que possible du point d’où la première balle a été jouée.

Que pouvez-vous faire quand votre balle est dans un obstacle d’eau latéral ?
Si votre balle est jouable, injouable ou perdue à l’évidence dans un obstacle d’eau latéral, pour continuer à jouer vous aurez cinq possibilités :
- les trois possibilités précédentes décrites pour un “obstacle d’eau” (1, 2 et 3),
- et dropper une balle avec un coup de pénalité à l’extérieur de l’obstacle sans se rapprocher du trou à moins de 2 longueurs de club.
4. Soit du point où la balle a traversé en dernier lieu la lisière de l’obstacle.
5. Soit du point situé sur la lisière opposée de l’obstacle à distance égale du trou.

Balle injouable à cause d’un élément naturel
(Par exemple : balle contre un arbre ou dans un buisson, etc.).
Si vous jugez votre balle injouable, vous devrez :
1. Soit jouer votre prochain coup aussi près que possible de l’endroit où vous avez joué votre coup précédent, avec un coup de pénalité. Si votre première balle a été jouée du départ, vous pourrez la placer sur un tee, sinon vous la dropperez.
2. Soit dropper votre balle avec un coup de pénalité :
-  à moins de 2 longueurs de club du point où votre balle reposait, mais sans vous rapprocher du trou,
- en arrière du point où votre balle reposait en gardant ce point entre vous et le trou sans qu’il y ait de limite arrière.
Dans le cas de ces 2 options, si votre balle est injouable dans un bunker, vous devez la dropper dans le bunker.

Balle injouable à cause d’une obstruction
Qu’est-ce qu’une obstruction ?
C’est toute chose artificielle érigée, construite, placée ou abandonnée sur le terrain, y compris les surfaces artificielles et les côtés des routes et chemins.
Par exemple : un râteau, un banc, une bouteille, une route goudronnée, une bordure de chemin en briques, etc.
Par contre, ne sont pas des obstructions :
– tout ce qui indique les hors limites (poteaux, clôtures…),
– les piles ou ponts situés dans un obstacle d’eau,
– les rives et lits artificiels des obstacles d’eau.

Que faire quand vous êtes gêné par une “obstruction amovible” ?
Vous pouvez déplacer cette obstruction. Si en opérant ainsi, vous déplacez votre balle, vous devez la replacer, sans pénalité, sur le point exact d’où elle a été déplacée.

Dans quelle situation pouvez-vous dire que vous êtes gêné ? Quand votre balle repose dans ou sur l’obstruction ou en est si proche que vous ne pouvez pas prendre votre position ou exécuter votre mouvement pour la jouer. Par contre, si l’obstruction inamovible s’interpose seulement sur votre ligne de jeu, il n’y a pas gêne.

Si vous êtes gêné que pouvez-vous faire ?
Vous pouvez relever votre balle et la dropper, sans pénalité, à moins d’une longueur de club d’un point que nous appellerons “point le plus proche” et que vous déterminerez de la façon suivante :
C’est le point le plus proche de celui où repose votre balle et qui :
- n’est pas plus près du trou que le point où repose votre balle,
- n’est pas situé de l’autre côté de l’obstruction par rapport à celui où repose votre balle, sauf s’il s’agit d’une route ou d’un chemin artificiel,
- est tel que vous n’êtes plus gêné par l’obstruction pour prendre votre position et exécuter votre mouvement,
- n’est ni sur un green, ni dans un obstacle si initialement votre balle reposait sur le parcours.
Si votre balle était initialement dans l’obstacle, elle devra être droppée dans l’obstacle.

Balle reposant dans un terrain en état anormal

Quels sont les différents terrains en “état anormal” ?
- eau fortuite : de l’eau fortuite est toute accumulation temporaire d’eau qui est visible avant ou après que le joueur ne prenne sa position,
- terrain en réparation : un “terrain en réparation” est toute partie du terrain désignée comme telle par ordre du Comité. Un tel terrain est en général délimité par des lignes ou des piquets bleus. Dans la plupart des cas, il s’agit de parties du terrain sur lesquelles sont effectués des travaux de réparation ou qui sont en mauvais état,
- trou ou rejet fait par un animal fouisseur : il s’agit de trous, rejets, pistes, faits par un animal fouisseur, un reptile ou un oiseau (par exemple les grattes de lapins, les taupinières, etc.).

Vous êtes gêné si votre balle repose dans une de ces situations ou que l’une d’elles vous gêne dans votre position ou dans l’exécution de votre mouvement.
Si vous êtes dans une telle situation, vous pouvez soit :
- jouer votre balle où elle se trouve,
- sans pénalité, opérer comme dans le cas d’une gêne par une obstruction inamovible, c’est-à-dire déterminer le “point le plus proche” etc. (voir précédemment).

Le green
Relever sa balle : sur le green, vous avez le droit de relever votre balle, sans pénalité, pour la nettoyer. Pour ce faire, vous devez avant de la relever marquer sa position, de préférence en plaçant sur le green une marque ou tout autre petit objet (comme une pièce par exemple) juste derrière la balle.
Réparer les anciens trous et les marques de balles : vous pouvez réparer l’emplacement d’un ancien trou et les dommages causés au green par l’impact des balles (pitchs).

Chiffres clés
- 5 minutes : le délai autorisé pour retrouver sa balle.
- 40 secondes : le temps limite dont dispose un joueur pour frapper son coup.
- 42,67 millimètres : le diamètre minimum des balles.
- 45,93 grammes : le poids maximum d’une balle.
- 108 millimètres : le diamètre d’un trou.
- 100 millimètres : la profondeur d’un trou.

Qu’est-ce qui est interdit ?
1. Toucher la ligne de putt : avant de jouer, vous n’avez pas le droit de toucher la ligne de putt, c’est-à-dire la partie du green qui est entre votre balle et le trou et immédiatement derrière le trou sur la même ligne (par exemple, aplanir avec votre putter un petit défaut du green ou des marques de clous).
Il y a cependant quelques exceptions qui sont :
- enlever du sable, de la terre meuble ou des détritus, soit en les ramassant, soit en les balayant avec la main ou la tête d’un club, mais sans appuyer sur le sol,
- réparer les anciens trous ou les marques de balles sur le green,
- mesurer, avec le drapeau par exemple, quelle est la balle la plus éloignée du trou.
2. Tester la surface du green : vous n’avez pas le droit de tester la surface du green en faisant rouler une balle ou en frottant ou grattant la surface.
3. Putter entre les jambes : vous n’avez pas le droit de putter en plaçant vos pieds de part et d’autre de la ligne de jeu ou en touchant avec l’un ou l’autre de vos pieds le prolongement de la ligne de jeu en arrière de la balle.
Pénalité dans ces trois cas :
- en partie par coups : deux coups ;
- en partie par trous : perte du trou.

Première balle sur la lune !
Le 6 février 1971, l’Américain Alan Sheppard frappa la première balle sur la lune avec un fer 6 lors de la mission Apollo XI.


Quelques règles concernant le drapeau
Prise en charge du drapeau :
Vous pouvez faire prendre en charge le drapeau par votre cadet, votre partenaire, votre marqueur ou adversaire. La prise en charge consiste à retirer le drapeau du trou dès que votre balle est en mouvement.
La prise en charge du drapeau ne peut se faire qu’avec votre accord et celui-ci doit être demandé avant de jouer.

Balle touchant le drapeau ou celui qui l’a pris en charge :
Si votre balle est sur le green et qu’en jouant elle touche :
- soit le drapeau qui est dans le trou,
- soit le drapeau qui est pris en charge par quelqu’un avec votre accord,
- soit la personne qui a pris en charge le drapeau avec votre accord,
 vous serez pénalisé de deux coups en concours par coups ou de la perte du trou en concours par trous.

Balle appuyée contre le drapeau
Si votre balle est appuyée contre le drapeau lorsque celui-ci est dans le trou, vous aurez le droit de retirer ou faire retirer le drapeau. Si votre balle tombe dans le trou, vous serez censé l’y avoir entrée à votre dernier coup. Autrement, si elle est déplacée, vous devrez la replacer sur le bord du trou, sans pénalité.

Balle touchée par un adversaire :
Si votre balle est touchée ou déplacée par un adversaire, son cadet ou son équipement, l’adversaire encourra une pénalité d’un coup et vous devrez replacer votre balle.
Par contre, si cela arrive en recherchant votre balle, il n’y a pas de pénalité et vous devrez replacer votre balle.

Le handicap
L'une des caractéristiques la plus originale au golf est l'existence d'un système de handicap qui permet d'organiser des parties entre joueurs de niveaux différents, tout en préservant les chances de succès de chacun.
Le Handicap est l’évaluation du niveau de jeu d'un golfeur qui sert à équilibrer les résultats dans les compétitions entre joueurs amateurs.
Le terme « marge d'erreur » est aussi employé pour désigner le handicap d'un golfeur.
Le handicap est obtenu en additionnant les dix plus bas écarts entre le compte du jeu et l'évaluation du parcours, parmi les vingt écarts obtenus lors des vingt dernières parties de golf.
Le golfeur dont le handicap est 20 est autorisée à jouer 20 coups supplémentaires au par.
Scratch est égal à handicap 0 – Un golfeur qui joue scratch est quelqu’un qui joue le par.
La réforme du handicap (FFG )
La nouvelle méthode de handicapping de l’Association Européenne de Golf a été mise en place en janvier 2000.

- Un système plus juste
Par le passé, l’évaluation du niveau de jeu d’un joueur et donc la détermination de son handicap ne prenaient absolument pas en compte la difficulté relative des parcours sur lequel les compétitions étaient disputées. Une injustice flagrante qui empêchait notamment de comparer avec exactitude le niveau de deux joueurs issus de deux clubs différents. Deux joueurs avec le même handicap pouvaient donc avoir des niveaux de jeu sensiblement différents.
Avec le nouveau système et grâce à l’étalonnage des parcours hexagonaux qui leur confère deux indices de difficulté (le Slope et le Scratch Score Standard), cet obstacle disparaît. Désormais, le joueur ne garde plus comme référence que son index. Celui-ci sert à déterminer à partir du Slope du parcours (suivant repères de départ choisis) un handicap de jeu conforme à la réalité.

- Un système plus tolérant
Toutes les formules de compétitions comptant pour la gestion des index sont comptabilisées en points Stableford. Un changement important qui offre une plus grande tolérance aux futurs compétiteurs. Le terrible trou “catastrophe” qui démobilisait le joueur en début de parcours n’est plus qu’un mauvais souvenir. Et si un “accident” est toujours possible, le nouveau système instaure une marge de manoeuvre appréciable sous la forme d’une zone “tampon” (variant entre 1 et 5 points). Suivant son niveau et donc sa catégorie, le joueur n’ est plus  pénalisé dans le cas d’une légère contre-performance.

 - Un système international
Comme son nom l’indique, la méthode de handicapping est européenne.
- Un système plus large
Auparavant, le joueur non-classé se voyait attribuer d’office un handicap de 36 (avec un index de 35,5). Le nouveau système a élargi le champ des joueurs non-classés : ces derniers se voient attribuer un index de 53,5. Lors des compétitions, ils peuvent  recevoir jusqu’à 3 coups par trou, soit un total maximum de 54 points.

- Un système plus ludique
Le nouveau système permet au joueur de pouvoir choisir ses repères de départs en fonction de son niveau de jeu. Un Slope inférieur à 113 indique un parcours facile et un Slope  supérieur à 113, un parcours difficile (la valeur 113 indique un parcours “neutre”). En partie amicale, il est désormais possible de se mesurer équitablement à ses ami(e)s ou à son conjoint (même s’ils ont un niveau différent du vôtre) depuis des départs identiques. En effet, chaque joueur et chaque joueuse possède maintenant un “handicap de jeu” suivant le repère choisi. 

Comment ça marche
La  méthode de handicap est fondée sur l’évaluation de la difficulté des terrains qu’a mise au point la Fédération Américaine de Golf : l’United States Golf Association (U.S.G.A.), adoptée et mise en œuvre depuis 1994 sous l’appellation "Étalonnage des terrains".
 
L’U.S.G.A. Course Rating System ou étalonnage des terrains
L’U.S.G.A. Course Rating System permet d’évaluer objectivement et d’officialiser deux valeurs primordiales pour cette mesure de la difficulté (et donc pour la gestion des Index et handicaps de jeu) qui sont : le Scratch Score Standard ou S.S.S., correspondant à la difficulté d’un terrain pour un joueur "scratch" (joueur "modèle" fictif faisant en moyenne le par sur chaque trou) et le Slope, correspondant lui à la difficulté "ajoutée" de ce même terrain pour un joueur "bogey" (joueur "modèle" fictif faisant en moyenne bogey sur chaque trou).
Voici les éléments qui sont pris en compte par la procédure d'étalonnage pour le S.S.S. et le Slope, trou par trou et repère par repère :
Longueur réelle de jeu (prise en compte de : Roule, Dénivelée, Dog-leg pouvant être coupé ou coup retenu à cause d'une difficulté majeure à sa retombée, Vent dominant)
Topographie du trou (stance à plat ou en pente)
Largeur du fairway (et longueur de franchissement pour l'atteindre)
Rough (distance de la zone de réception ; hauteur et difficulté d'en sortir)
Hors-Limites et Rough extrême (distance de la zone de réception)
Obstacles d'eau (distance de la zone de réception et distance de franchissement)
Arbres (distance de la zone de réception et difficulté d'en sortir)
Bunkers (distance de la zone de réception et profondeur)
Difficulté à atteindre le green (rapport longueur du coup au green/surface du green)
Difficulté de la surface du green (pentes, plateaux, vitesse)
Psychologie (si plusieurs difficultés majeures se cumulent sur le même trou).
- L'évaluation de l'ensemble de ces difficultés donne, pour chacun des repères d'un terrain, le Scratch Score Standard ou "S.S.S." et le "Slope", la valeur de ce dernier variant le plus fréquemment entre 100 (parcours facile) et 150 (parcours très difficile).
- L'estimation du niveau de jeu, c'est l'Index
- L'index est un nombre décimal ; c'est la valeur "portable" et "universelle" de comparaison entre les différents joueurs, quelle que soit la difficulté des terrains qu'ils jouent habituellement.
- La valeur de Slope 113 est la référence dite "neutre" car c’est celle à laquelle sont ramenés tous les Index.
Les réflexions du style "Toi, tu es handicap 12, mais comme tu joues habituellement sur un terrain très difficile, en fait tu vaux 9" n'ont plus de raison d'être.


L'Index est la seule valeur qui apparaîtdans les historiques. Il sert de référence pour classer les joueurs dans les différentes catégories et séries, ainsi que pour déterminer les limites pour les inscriptions aux différentes compétitions.
Sur chaque terrain joué, quelle que soit la forme de jeu et pour toutes les compétitions (comptant ou non pour le handicapping), ainsi que pour les parties amicales, vous transformez, selon le Slope du repère de départ utilisé (Arrière ou avancé Messieurs, Arrière ou avancé Dames), votre Index en Handicap de jeu 
Calcul du handicap de jeu en fonction de l'Index et du Slope
Pour une partie amicale ou pour les besoins d'une compétition, lorsque l'on se présente au départ, il faut disposer de deux renseignements pour calculer le handicap de jeu :
L'Index du joueur qui est donné par la consultation de sa fiche d'historique d'index,
Le Slope du Terrain joué pour le repère considéré, inscrit sur la carte de score et affiché dans le Golf,
Le Handicap de jeu est le résultat arrondi de la formule : Index X Slope / 113
En fait, pour éviter ce dernier calcul, un tableau à double entrée des Index et des Slope donnant directement le handicap de jeu, est disponible dans tous les Golfs.

Carte de score

 

  Trou Par Yards Mètr       Hole Par Yards Metres  
  1 4 421 385       10 4 499 456  
  2 5 514 470       11 4 375 343  
  3 4 448 410       12 3 192 176  
  4 4 427 390       13 5 552 505  
  5 3 164 150       14 4 413 378  
  6 4 319 292       15 5 598 547  
  7 3 215 197       16 3 208 190  
  8 4 480 439       17 4 484 443  
  9 4 476 435       18 5 541 495  
  Out 35 3464 3168       In 37 3862 3533  
                  72 7326 6701  

 


  Autre exemple d’une carte de score
 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Long 260 180 285 440 180 365 355 470 175
PAR 4 3 4 5 3 4 4 5 3
Joués 5 2 4 5 5 4 6 5 3

 10 11 12 13 14 15 16 17 18
Long 491 276 369 435 152 421 308 19 467
PAR 5 4 4 5 3 4 4 3 5
Joués 6 2 4 2 1 5 3 3 5
Commentaires :
le joueur a réalisé 2 fois un “Birdie” c’est-à-dire un de moins que le Par (trous n° 2 et 16)
le joueur a réalisé un “Eagle” c’est-à-dire deux de moins que le Par (trou n° 11)
le joueur a réalisé “Trou en un” c’est-à-dire en un coup (trou n° 14)
le joueur a réalisé un “Albatros” c’est-à-dire trois coups de moins que le Par (trou n° 13)
le joueur a réalisé le “Par”, c’est-à-dire le nombre de coups indiqué sur la carte de score (trous n° 3-4-6-8-9-12-17-18)
le joueur a réalisé un “Bogey”, c’est-à-dire un au-dessus du Par (trous n° 1-10-15)
le joueur a réalisé un “Double bogey”, c’est-à-dire deux au-dessus du Par (trous n° 5-7).

Les précurseurs du golf
Old Tom Morris (1821-1908) SCO. Figure légendaire du golf dont il fut l’un des pionniers en tant que joueur, architecte et fabriquant de clubs et de balles. Il fut l’un des fondateurs du British Open terminant 2e de la première édition derrière Willie Park en 1860. Entre 1860 et 1867, il remporta l’épreuve à quatre reprises et fut le vainqueur le plus âgé en 1867, à 46 ans. Old Tom est mort à St. Andrews où il a été greenkeeper pendant plusieurs années. Son portrait est accroché dans le clubhouse du Royal and Ancient.
Young Tom Morris (1851-1875) SCO. Avec Old Tom, son père, il a marqué le golf anglais entre 1850 et 1875 en inscrivant son nom sur un grand nombre de tournois. Il gagna 4 British Open de suite, le premier en 1868 à l’âge de 17 ans. A ce jour, il est toujours le plus jeune vainqueur de ce tournoi historique.
Willie Park Senior (1834-1903) SCO. Issu d’une illustre famille de golfeurs (et fabriquant de clubs et des balles), ses parties de golf avec Old Tom Morris, Willie Dunn ou Allan Robertson restent dans la mémoire de tous. Premier vainqueur du British Open, en 1860, il le remporta trois autres fois, en 1863, 1866 et 1875 (4 fois 2e). Son frère Mungo (1835-1904) inscrivit son nom au palmarès en 1874, tandis que son fils Willie Junior (1864-1925) gagna l’épreuve en 1887 et 1889.
Willie Park Junior (1864-1925) SCO. L’un des pionniers du golf (il publia ‘the Game of Golf’ en 1886), il fut le digne successeur de son père. Il remporta le British Open deux fois (1887 et 1889). Il fut avant tout un architecte légendaire, l’un des premiers à construire des parcours en campagne au lieu de ceux des bords de mer. On luit doit quelque 170 parcours aux USA, Canada ou l’Europe dont le parcours de Sunningdale.

L’étiquette
Respect des autres et de l’environnement
L’etiquette, c’est aussi :
En sortant d’un bunker, ratisser ses traces
Respecter le silence du parcours
Reparer les marques de balle sur les greens
Ne pas escalader la butte d’un bunker
En cherchant sa balle, laisser passer ceux qui attendent
Garder ses distances entre parties
Replacer ses mottes de gazon arrachees
Ne pas jouer lentement
« moins de 2 h pour 9 trous, moins de 4 h pour 18 trous »



Lexique

Airshot : coup frappé au-dessus de la balle sans la toucher.
Albatros : score de 3 coups sous le par
Approche : coup de faible distance destiné à atteindre le green et à placer sa balle le plus près du drapeau.
Backspin : Effet rétro imprimé à la balle.
Banane : indique une trajectoire slicée ou hookée.
Birdie : score de 1 coup sous le par.
Savez-vous que le mot ‘Birdie’ a vu le jour en 1898 lorsque l’Américain Ab Smith du Atllantic Club dans le New Jersey, voyant son partenaire réussir un coup parfait de 1 en-dessous du par, s’exclama ‘bird of a shot’.

Bogey : score supérieur d’un coup au par ; double bogey : + 2 ; triple bogey : + 3, etc.
Bunker : obstacle en dépression, recouvert de sable et situé sur le parcours ou à proximité des greens.
Cadet, caddie ou caddy : une personne qui transporte ou manipule les clubs d'un joueur pendant le jeu. Lorsqu'un cadet est employé par plus d'un joueur, il est toujours considéré comme étant le cadet du joueur dont la balle est en cause.
Chachis : expression indiquant les hautes herbes (foin, paille).
Club : canne utilisée pour envoyer/frapper la balle pour la déplacer. Les clubs ont de têtes en bois, en fer, en matériaux composites, et des inclinaisons différentes pour réaliser des distances adaptées aux coups souhaités. Il y a trois familles de clubs : les fers, les bois et les putters.
Divot : touffe de gazon enlevée par un coup de club.
Dogleg (jambe de chien) : trou qui tourne à droite ou à gauche.
Drive : le premier coup sur un long trou, frappé avec un driver.
Dropping zone : espace d'herbe délimite d'où le joueur frappe une nouvelle balle après avoir envoyé la première dans l'eau.
Eau fortuite : toute accumulation temporaire d'eau sur le terrain visible avant ou après que le joueur ait pris son stance, et qui n'est pas dans un obstacle d'eau.
Eagle : score de 2 coups sous le par.
Escalope : partie de l'herbe arrachée après la frappe de la balle d'une longueur d'environ 10 centimètres. Autre nom : divot.
Fairway : partie du parcours tondue entre le départ et le trou.
Ficelle : un très long putt qui atteint le trou.
Hook : lorsque la balle tourne trs exagérément à gauche de l'objectif visé (pour les droitiers). Son équivalent contrôlé : draw.
Green : partie du terrain tondue ras, entourant le trou, et signalée par un drapeau.
Hook : effet donné à la balle qui lui confère une trajectoire de droite à gauche.
Intervention fortuite : il y a intervention fortuite lorsqu’une balle en mouvement est déviée ou arrêtée par tout élément étranger à la partie.
Kick : rebond.
Link : parcours de bord de mer (le golf a été inventé sur un link).
Mât : le drapeau qui indique le trou.
Never up, never in :jamais au-dessus, jamais dedans....si la balle ne dépasse pas le trou, elle n'aura aucune chance d'y rentrer.
Pitch : point d'impact de la balle retombant sur le green.
Par : score de référence défini pour chaque trou en fonction de sa longueur. Il existe des “par” 3, 4 et 5. Sur un par 3, la distance départ trou n’excède pas 228 m – sur un par 4, entre 228 et 434 m – sur un par 5, elle excède 434 m.
Par la porte de la cuisine : quand la balle tourne autour du trou pour y rentrer par l'arrière.
Play-off : une prolongation de jeu sur un ou plusieurs trous en cas d’égalité à l’issue des 4 parcours de 18 trous.
Pluggée : une balle enfoncée dans le sol qui la rend très difficile à joueur.
Prendre 3 putts : indique le fait de putter une fois de trop sur le green.
provisoire : deuxième balle mise en jeu au cas où le joueur ne retrouverait pas la première.
Putt : coup roulé, frappé avec un fer droit, joué sur le green.
Régule ou régulation : atteindre le green en deux coups sous le par.
Recovery : coup de rattrapage.
Putter : faire rouler sa balle sur le green avec un club nommé “putter” pour la mettre dans le trou.
Rough : partie du terrain non tondue, située autour du Fairway ou parcours.
Slice : effet donné à la balle qui lui confère une trajectoire de gauche à droite.
Socket : lorsqu'on frappe la balle avec le talon du club (angle formé par le bas du manche de club et sa face). Elle part en rase-motte à 90° de l'objectif visé.
Stance : prendre son stance consiste pour un joueur à placer ses pieds en position préparatoire pour exécuter un coup.
Tee : petit support de bois ou de plastique employé au départ de chaque trou pour surélever la balle. Désigne également l’aire de départ de chaque trou.
Virgule : quand la balle tourne autour du trou sans y tomber.
Wedge : club très ouvert pour les coups en hauteur (pitching-wedge) ou pour les sorties en bunker (sand-wedge).

Quelques définitions
Simple : une partie dans laquelle un joueur joue contre un autre joueur.
Threesome : une partie dans laquelle un joueur joue contre 2 autres joueurs, chaque camp jouant une balle.
Foursome : une partie dans laquelle 2 joueurs jouent contre 2 autres joueurs, chaque camp jouant alternativement une balle jusqu’au trou.
A trois balles : une compétition en match play dans laquelle 3 joueurs jouent les uns contre les autres, chacun jouant sa propre balle. Chaque joueur joue deux matches distincts.
A la meilleure balle : un match dans lequel un joueur joue contre la meilleure balle de 2 ou la meilleure balle de 3 joueurs.
A quatre balles (fourballs) : une partie dans laquelle 2 joueurs jouent leur meilleure balle contre la meilleure balle de 2 autres joueurs.
Adresser la balle : un joueur a “adressé la balle” lorsqu’il a pris sa posture et a aussi posé son club sur le sol. Par contre, dans un obstacle, un joueur a adressé sa balle lorsqu’il a pris sa posture pour se préparer à frapper la balle.
Balle déplacée : une balle est déplacée si elle quitte sa position et s'immobilise à tout autre endroit.
Balle entrée : une balle est entrée lorsqu'elle est au repos à l'intérieur de la circonférence du trou et qu'elle est toute entière en dessous du niveau du bord du trou.
Balle perdue : une balle est perdue si elle n'a pas été retrouvée ou identifiée par le joueur comme étant la sienne, moins de cinq minutes après le camp du joueur, ou son ou leurs cadets, aient commencé à la chercher. Si le joueur a mis une autre balle en jeu selon les règles, même s'il n'a pas recherché la balle d'origine ou si le joueur a joué un coup avec une balle provisoire de l'endroit où se trouve vraisemblablement la balle d'origine.
Bunker : un “bunker” est un obstacle consistant en une surface préparée, souvent en creux, surface d’où le gazon ou la terre ont été retirés et remplacés par du sable ou un matériau similaire. Le terrain gazonné bordant ou situé à l’intérieur d’un bunker ne fait pas partie de celui-ci.
Coup de pénalité : un coup que l’on ajoute, en application de certaines règles au score d’un joueur ou d’un camp.
Détritus : les objets naturels qui ne sont pas fixés au sol, ne poussent pas et n’adhèrent pas à la balle : feuillage, branches, fumier, cailloux.
Élément étranger : un “élément étranger” est tout élément ne faisant pas partie du con cours par trous, ou en concours par coup ne faisant pas partie du camp d’un joueur. L’arbitre, le marqueur, le commissaire ou le cadet éclaireur sont aussi éléments étrangers.
Grip : poignée ou gaine qui recouvre la partie supérieure de la canne et qui permet d’assurer la prise. Aussi : position des mains sur la poignée de la canne.
Handicap : nombre de coup que le joueur est autorisé à soustraire de son résultat pour ajuster son score à celui d'un joueur sans marge d'erreur. La marge d'erreur ou handicap de parcours est basée sur la moyenne des dix meilleures parties parmi les 20 dernières complétées.
Honneur : le camp qui a le droit de jouer le premier depuis l’aire de départ est dit “avoir honneur”.
Hors limite : un territoire sur lequel le jeu est interdit. Un joueur peut par contre se tenir hors limites pour jouer une balle reposant à l'intérieur des limites. Quand le hors limites est délimité par une ligne tracée sur le sol, cette ligne elle-même est hors limites.
Ligne de jeu : la ligne de jeu est la direction que le joueur souhaite voir prendre à sa balle après un coup, plus une distance raisonnable de chaque côté de la direction intentionnelle. Elle se prolonge verticalement vers le haut depuis le sol, mais ne se prolonge pas au-delà du trou.
Ligne de putt : la ligne de putt est la ligne que le joueur souhaite voir prendre à sa balle après un coup joué depuis le green.
Obstacle : un “obstacle” est tout bunker ou obstacle d’eau.
Obstacle d’eau : un “obstacle d’eau” est toute mer, lac, étang, rivière, fossé de drainage ou autre cours d’eau à ciel ouvert (qu’ils contiennent ou non de l’eau), et tout ce qui est de même nature. Tout terrain ou eau situé dans les lisières d’un obstacle d’eau fait partie de cet obstacle d’eau. La lisière d’un obstacle d’eau est considérée comme se continuant verticalement de bas en haut. Les piquets et lignes définissent les lisières des obstacles d’eau sont dans l’obstacle.
Note : les obstacles d’eau (autres que obstacles d’eau latéraux) sont définis par des piquets ou lignes jaunes.
Obstacle d’eau latéral : un “obstacle d’eau latéral” est un obstacle d’eau ou la partie d’un obstacle d’eau situés de telle sorte qu’il est impossible ou estimé comme tel par le Comité, de dropper une balle derrière l’obstacle d’eau en laissant, entre le joueur et le trou, le point où la balle a traversé en dernier lieu la lisière de l’obstacle d’eau. Si une partie d’un obstacle d’eau doit être jouée en obstacle d’eau latéral, elle sera distinctement délimitée.
Note : les obstacles d’eau latéraux sont délimités par des piquets ou lignes rouges.
Obstruction : tout ce qui est artificiel (y compris les bordures des routes et des chemins) à l’exception de tout ce qui détermine les hors limites tels murs, piquets, clôtures, etc.
Pro-Am : une compétition qui se joue à 4 avec la présence d’un professionnel associé aux amateurs.

S.S.S. : Scratch Score Standard :C'est le "Par" homologué d'un parcours. Exemple : Un joueur de handicap 24 sur un parcours dont le SSS est de 71 dispose d'un crédit de 95 coups. Dans certaines compétitions, ce Scratch Score varie avec les conditions météorologiques. Par grand vent ou pluie, il peut être augmenté d'un ou deux coups. On parle alors de S.S.J (Scratch Score du Jour)
Scramble : dans une équipe de 4, on choisit le meilleur drive des 4 puis les 4 redémarrent de cet endroit et ainsi de suite.
Simple : duel entre un joueur de chaque équipe.
Stableford : on attribue des points pour le score de chaque trou. Un eagle vaut 4 points, un birdie 3, le par 2 et le bogey un point.
Stroke Play : une partie par coups. On joue les trous du parcours dans le moins de coups possible.
Trou : le trou doit avoir 108 mm de diamètre et au moins 100 mm de profondeur.

 Le record du monde du drive le plus long appartient depuis 1974 à Mike Austin (1910-2005), célèbre professionnel de golf (parmi ses illustres élèves figuraient Howard Hughes, Bing Crosby). Il réussit à frapper 515 yards avec un fer et une balle de balatta lors de l’US National Senior Open de Las Vegas. Davis Love III est le deuxième meilleur frappeur au monde avec un drive à 476 yards en 2004.

 

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